Nébuleuse

Le site municipal de Saint-Apollinaire-de-Rias comprend, comme "domaine" le site de l'Association "Les Rias", laquelle gère la Bibliothèque Municipale et son "espace Public Numérique" (Point Accès Public Internet) -deux autres domaines - et assume, sous responsabilité municipale, la gestion globale du site (délégation par convention).

Divers sites/compagnons de route l'accompagnent : le Sivu des Inforoutes de l'Ardèche, nous hébergeant et portant, les blogs créés, les sites services utilisés, le wiki, et, encore à apprivoiser, le mégasite de Villes-Internet...

Tout cela constitue une nébuleuse difficile à cerner, mais dont la modélisation est d'autant plus indispensable que site d'une toute petite commune, nous n'avons pas la base solide d'assises structurées en services ni le cadre sécurisant d'objectifs quantifiés.

Entre étroitesse des bases et vertigineuse liberté intersidérale... Ou un blog entre béquille et fusée.

Et pour éclairage ou repères, le Galilée du "Et pourtant, elle tourne", Giordano Bruno et la preuve par Mendéléiev...

Pour la bonne compréhension de ce blog dont les messages s'enchainent à partir d'un tableau initial, nous conseillons de le lire en suivant l'ordre chronologique des messages à partir du sommaire.


mardi 5 février 2013

Visite du Centre Pompidou de Metz et traversée de la ville


Le temps attendu de cette visite qui pour  nous est liée à la thématique de la journée "Les territoires à l'ère numérique".

Un retour au texte de Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, que nous mettrions en exergue :

"   Les usages que rend possibles le très haut débit sont de nature à bouleverser l'aménagement du territoire, en le rendant à la fois plus inclusif et plus écologique.
    Les infrastructures numériques  mettent en effet en réseau les territoires et n'organisent donc plus des relations entre un centre et une périphérie. Ces infrastructures sont une chance pour tous les territoires, en particulier pour les territoires enclavés urbains ou ruraux.
    De très nombreux usages , comme le télétravail, l'université numérique, les réseaux intelligents de consommation d'eau et d'énergie, les nouvelles mobilités, mais également de nouvelles formes de citoyenneté augurent d'un développement plus durable et  plus équilibré des territoires. Il importe alors de considérer le droit à la connexion comme un droit social parmi d'autres, qui rend les autres possibles,  le droit à l'éducation, à la culture, le droit à des services chaque jour plus variés."

Un texte qui nous convient totalement, avec, notamment, surligné par nous :

- cette conception des réseaux  excluant des relations hiérarchisées entre un centre et une périphérie, au profit donc d'un maillage de relations fonctionnelles diverses, plus ou moins spécialisées et éventuellement ouvertes sur d'autres réseaux...(1)
- une chance pour les territoires enclavés comme celui de notre commune qui de plus a une forme insulaire, assez proche de celle  de l'île de Ré... enclavée,  mais avec des liens séculaires vers d'autres territoires, notamment par des affinités culturelles susceptibles de transformer  ces liens en fleuves, notamment aux temps de l'histoire où l'accueil est indispensable à la survie de groupes humains conséquents  ( républicains espagnols arrachés aux camps de Rivesaltes et autres, familles d'origine  juive protégées des camps d'extermination...)
- des usages pourvoyeurs de connaissances, d'optimisation de processus et procédures, de nouvelles mobilités, agilités et formes de citoyenneté, sous réserve du droit à la connexion,  passage obligé vers l'éducation, la culture, et des services toujours plus divers d'accès aux connaissances...


La grande question de l'art contemporain...


      auquel il faudra bien un jour donner la place qui lui convient dans l'élaboration des connaissances -                   
                                               heuristique et sérendipité et mobilités et agilités de pensée (2)  -                                 
                               ce qu'a posteriori et à tort on a qualifié souvent de "côté prémonitoire" de l'art,
                                                                                              comme pour l'expressionisme allemand.
                        Parce que le travail artistique introduit des connexions dans l'hétérogène, le composite,
                                                       -  ce qu'accentue (et banalise) le numérique -   bien avant que                                                                                                                               
                                    ces ponts ne soient verbalisés et/ou constitués en objets d'études scientifiques...



Comme les traductions ont une histoire - 
 cf  celles de  "Los dos abuelos" poème  de  Nicolás  Guillén,
 souvent utilisées en collège -  les expositions aussi  en ont une...



Notre époque réinterroge le clivage Surréalisme/Dadaistes, la rupture Eluard/Breton,  réinterroge Debord aussi, et les situationnistes (cf   la refondation récurrente, savante  et fidèle que fait  Frédéric Acquaviva
des recherches des Lettristes et poètes sonores.) 

Notre époque se  réfère à Pérec présent par une oeuvre citée  l'an passé au Colloque CNRS,  auquel Villes Internet avait ouvert une porte...   


L'exposition "Une brève histoire des lignes", s'appuyant ouvertement sur les travaux d'un professeur d'anthropologie d'Aberdeen, et reprenant, ce qui est rare, le titre même de son livre, offre une nouvelle entrée, distanciée et médiatisée par le choix de l'emprunt d'un titre lourd de sa construction dans un contexte précis,  et pourtant légère et apparemment élargie par le tressage de plusieurs problématiques.

Des indices de rappel avec Michaux...
L'audace d'une extension/annexion de courbes et graphes mathématiques qui n'en avaient l'intention, au champ de l'art.
De sémiologie graphique  en sémiotique visuelle  ça caracole, et vous détourne et retourne gentiment - avec des chiffres... sans employer le mot "numérique",


Montage réalisé à partir d'une photo de l'oeuvre et du texte explicatif qui l'accompagne
(citation donc du Centre Pompidou)




 sans employer le mot "numérique",


Sans référence aucune  à  " l'Eloge des mathématiques" d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont,  mathémaricien prometteur, cet Alexis léger, l'auteur des "Chants de Maldoror". (Encore un qui savait utiliser les pseudos avant que naisse le Net!  )

Pourtant Man Ray, Bachelard, plus tard Breton, célébreront  le dépassement par la géomètrie de l'opposition euclidien/non euclidien...

Aucune référence cependant, semble-t-il, au  lien  constaté  entre poésie et mathématiques...

Ni à Perec, Queneau ou Ecco...

Mais Duchamp, le discontinu introduit

ET

Kandinky et   De Certeau
Du spirituel dans l'Art ?
D'une conception de l'"inspiration poétique" à faire bondir Jean-Pascal Dubost ? 


Une exposition qui évite  les excès cartographiques.  Et Pouperon et Bonnefoi  pour les nîmois ou alésiens ?
Une affirmation discrète pourtant - dans tous les sens du terme -  de l'entrée assumée et experte dans l'ère numérique
et sans aucune concession facile au facile  du dit "NetArt ".

Bref une exposition qui n'apporte pas de réponses sinon par ces non-dits,
mais pose beaucoup de questions dont le visiteur ne  fait   Ecco,
discret comme Eléate,
qu'à celles qui vont dans le sens des siennes, que ce soit
pour le conforter ou le bousculer.

Tout près de ces Echos d'échos de Buren ouvrant ou fermant une immuable inamovible porte
et mesurant un réticulaire
normé,
normé ?
(comme contrainte formelle d'OU-X-PO génératrice de créations ?


C'est pour tout ça qu'il parait vraiment important qu'il y ait un texte des commissaires d'exposition,
avec reproductions...
et possibilité de revoir cette exposition (D'ailleurs l'incontournable : quel document pédagogique pour les enseignants afin de préparer puis d'exploiter les visites des classes de la maternelle aux  terminales ?)

A noter la sortie d'un très intéressant article d'Emmanuelle Lequeux  "A Metz, la ligne s'évade de la page   Expositions, performances... Le Frac Lorraine et le Centre Pompidou-Metz interrogent la linéarité "  dans le Monde du 15 février... (3)(4)


Cette exposition dont on sent - sans pouvoir encore les mettre en mots -
qu'elle pose des questions essentielles
et en rapport étroit avec les interrogations  sur les Territoires à l'ère numérique..



cf ce qui concernait cette exposition, entre autres "Notes de lecture" sur le blog  "Ecritures Numériques"




Et la participation passée à une  exposition collective à voir.
Et wind drift.....




D'autres très belles et intéressantes expositions

Frac forever : une visite-performance d'oeuvres dans l'obscurité avec une lampe de poche chargeable en tournante une petite manivelle/ Une découverte lente des oeuvres, comme on devait faire autrefois ? Des groupements thématiques aux noms évocateurs.





Sol Lewitt et sa collection - magnifique et une démarche intéressante qui fait vivre l'ensemble.







    


Buren - Echo d'échos...et son  augmentation de l'espace imparti par ce miroir portant l'écho réticulaire. Un art qui questionne toujours l'actualité...


Echo d'échos


Et enfin Parade, un grand moment d'histoire de l'art. Picasso, Satie, Cocteau, Vassiliev...et un premier contact difficile, à l'époque,  avec un certain public...

    

Le Centre Pompidou de Metz ?



Une belle architecture en phase avec l'environnement

Deux architectes : Shigeru Ban et Jean de Gastines












 Un retour au Centre Ville avec la navette du Centre Pompidou, un beau service public...







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Notes.
1. Une conception déjà développée en fin dl'article sur l'inauguration de la salle Louis Nodon  il y a quelques mois (novembre 2012).  "Cette salle constitue aussi...elle ouvre la voie d’une articulation évolutive entre culture descendante- à la Malraux ... et culture ascendante - type écomusée, valorisant les savoir-faire locaux.
Une articulation sur laquelle nous travaillons sur ce territoire depuis 2003 et à laquelle le numérique a ouvert des champs nouveaux avec
-  les notions de «  réseaux »,
-  de maillage du territoire, d’articulation local/réseaux,
-  de "patrimonialisation"....
-  la création par la population et le plus ...souvent sous forme de modestes publications numériques, du « Réel augmenté du trajet du Parcours d’Art »
Un "réel augmenté" par ces brochures comme petits noeuds d’un réseau local, puis constitué en espace-charnière à n dimensions, fonctionnant à double ou multiples sens entre réseaux sociaux divers et local (cf site)...
La grande question va donc être celle de la place et du fonctionnement de ce nœud important que peut constituer la salle Louis Nodon dans ces réseaux complexes et denses aux multiples noeuds, régions et niveaux....
... Des bouleversements dans les relations local/planète et une réalité du virtuel qui nécessitent réflexion, prospective, échanges et formations....
...L’urgente nécessité d’irriguer le numérique par l’artistique... D’ailleurs Villes-Internet....


2. quand on a toujours su que c'était les transgressions à l'ordre fordien introduites par les ouvriers dans le travail à la chaîne qui permettaient à celui-ci de fonctionner... (cf sinon des références d'époque en livres et revues détruits par incendie - ou Michel Verrier ? celui qui introduisit la notion -essentielle-  de "tiers médiateur" (champ de la psychanalyse)  dans la construction de la connaissance ? Le trou d'avant l'arrivée d'Internet !
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1999_num_127_1_1090.   ) cf du moins les travaux du groupe Chronos qui, lui,  était présent à Metz. La problématique, toujours à creuser de la place de l'art dans la construction de la pensée et de la personnalité, à partir des "médiations symboliques " de Vygotsky- Une époque où l'approche psychanalytique était encore largement censurée, avant notamment les travaux de Diatkine et Misès... Où l'absurde opposition art "bourgeois/art "prolétarien" avait encore des tenants...

3. On attend avec impatience Art Press de mars ? Ou d'avril 

4. Choix d'un code pour les modifications introduites dans un texte déjà publié quand elles dépassent la correction d'erreurs de frappe blanc sur fond rouge 





dimanche 3 février 2013

Territoires à l'ère numérique (Villes-Internet)


                                                                   "A l’espace à métrique topologique des territoires          
                                   semblerait s’opposer  l’efficacité grandissante des espaces réticulaires ;                                                                                                      
                                                                                 aux catégories d’espace de la contiguïté,
                                                                                                            ceux de la connexité...
          
                                                                                            Préambule à la conférence-débat
                                                                                           "Les territoires à l'ère numérique")


Quand on ne connait pas suffisamment  un sujet, vous viennent  de ces questions saugrenues comme 
"Quelle géomètrie  des espaces réticulaires (courbe, plane, à combien de dimensions ? )  
A la Escher ces réseaux, ou à la Gödel  ?  Logique floue ? Et autres réminiscences lointaines
de  Prolog  et des clauses...Et des délices de l'axiomatique...








              Relations entre espaces réticulaires, mobiles & augmentés et territoire(s) de vie ?


Ici, en Ardèche moyenne déjà des territoires complexes, parfois en archipels. Réels ou imaginaires aussi. Mais un imaginaire qui a son poids et sa réalité. Comme "virtuel" non numérique.
- maison dans la vallée, où on travaille - ou à Paris, ou ailleurs. Les Marseillais...
- maison de famille conservée ici,  liée à des attaches familiales souvent fortement marquées de liens philosophiques & religieux, des valeurs sinon du roman local de ce plateau et des Boutières, avec ses habitudes de voyage de noce à Aigues Mortes- Tour de Constance où  Marie Durand,  refusant d'abjurer, resta 30 ans, près du lieu où les hommes étaient embarqués sur les galères... Camisard/maquisard encore souvent  employés l'un pour l'autre ici...
- Il y a aussi ceux qui se sont construit de toute pièce une mémoire en  forme de  résidence secondaire (cf L'Harmattan...)
- Il y a encore ces enfants de l'assistance attachés à ce plateau où ils se sont fait une identité des valeurs affirmées...
- Il y a, plus récemment,  ceux qui sont venus habiter ici par choix écologique. Ces  maisons de bois dont l'architecture rappelle parfois les plus belles années du Bahauss...
- A noter également ces français de l'étranger qui ont acheté dans la commune  parce que ce qu'ils en avaient vu sur le site leur avait donné envie de vivre ici.  Du réticulaire donc au territorial.  (Du moins de contenus injectés ici dans le réticulaire - au territorial, reçu au Vietnam comme réticulaire et avec retour bien réel sur le territoire ...)

Du complexe... Du bruit ?  relire Morin et Lemoigne ou retrouver les livres, annotations persos perdues... Ces systèmes tapissés de processus temporels...

Les réseaux ? amico-familiaux, d'affinités culturelles,  professionnelles. Facebook ça usine - peut-être un peu moins ou plus prudent. Il y a aussi ces ados qui se renferment dans leur chambre - "la bande à la campagne" dira la CAF.  Pour ados  ruraux ou plutôt péri-urbains sans moyens de transport...  Mes sites, musées, librairies préférées...

Une belle intrication entre un territorial dejà complexifié par l'histoire, les guerres, les vagues d'émigration chantées par Ferrat et ces réseaux acceptés d'emblée comme Le Progrès - électricité, téléphone puis l'eau. Et là, l'Internet.

Réseaux ? Comment qualifier ce lien binaire qui s'est établi entre l'atelier théâtre des Rias et l'atelier  Hip-hop vernousain, mutuellement avantageux car il amène des adhérentes fortement motivées de chaque côté (encore deux nouvelles !) ?  Un hip hop bien sûr d'origine urbaine... Mais l'investigation théâtrale du numérique n'est-elle aussi pratique urbaine ? Les théâtres comme les universités sont en ville ou sont ville.

De l'induit par le réticulaire  numérique ? Sans doute...

Mais des réseaux il y en avait déjà ici -religieux, de voisinage (ces longs déplacements des veillées d'automne et d'hiver, ces entr'aides liés aux besoins agricoles...) beaucoup de ces réseaux anciens se sont créés des réseaux numériques, comme "Patrimoine Huguenot d'Ardèche"...

C'est la nature des réseaux qui est différente, et s'est encore différenciée avec l'amélioration de la vitesse de transmission... L'arrivée très récente des cartes bancaires sur ce plateau et puis, les résultats d'analyses médicales, et ces petits  gestes de la vie courante  avec le téléphone portable ( Allo ? Tu es où ? Tu peux prendre le pain ?

"Dis j't'appelle,Y a l'patois demain. C'est qui qui vient nous chercher ?"... Des usages qui concernent aussi les couches sociales les plus précaires.

La banalisation du téléphone portable, celle de l'appareil photo numérique puis de l'ordinateur portable vécu comme moyen d'accès des enfants à la réussite scolaire et sociale, puis le lecteur MP3.... Au préalable,  bien sûr,  la kinect... Un autre jeu nouveau où la préparation de l'avatar est importante vient de nous sussurer Mendy... A voir, voir l'intérêt exploratoire, cognitif et pédagogique,  puis le budget...

Opposition de ces types de réseaux ou complémentarité ou intrication sauvage ? Ici nous dirions plutôt "intrication"  dûe au scolaire (hors village) et à la bibliothèque ouverte en 2004 et équipée en 2005 - accès totalement gratuit aux appareils et formation et prêt. Des usages collectifs ou personnels ou interpersonnels qui ont frayé des intrications non sauvages.  Bénévolat et gratuité, dans le cadre d'une délégation municipale de Services Publics à l'Association Les Rias.

... Pour situer. Et bien sûr du rural qui ne l'est plus - péri-urbainS - surtout si on y compte les scolaires : école à Vernoux, et collège, Lycée au Cheylard, Université à Valence, Grenoble ou Montpellier... Travail à Vernoux, Lamastre, Le Cheylard, Les Granges, Valence, Privas, Montélimar.... Paris, avec le TGV, les réunions professionnelles - ou associatives dans la journée ça se fait bien...

En revenir au proposé :


Quand les bandes de Buren  semblent mesurer  le réticulaire...


Conférences liminaires : les territoires contre les réseaux ? La conférence en vidéo.



"Contre" ?  Peut-on envisager un jour une planète où les espaces réticulaires auraient la primauté et non plus les territoires, avant même que soit urbanisée la totalité de la planète ? 

1. Urbanité(s), numérique et  territoires
Emmanuel Eveno,  professeur  de  géographie, directeur de recherche  au   LISST-CIEU,
université de Toulouse, président de «Villes-Internet».
La théorie des «urbanités numériques » repose sur une analyse de l’évolution des modes de vie dans  les sociétés contemporaines et leurs capacités  à  engendrer  ou promouvoir   la production d’espaces géographiques d’un genre nouveau (espaces  mobiles, réticulaires).

Passionnant ; où les espaces réticulaires seraient espaces géographiques, ce qui finit par poser la question d'une cartographie  globale, de la représentation graphique  de ces espaces héréogènes ?   Une question qu'ouvre l'exposition du centre Pompidou "Une brève histoire des lignes "?  Conférence et expo pour aller plus loin - et on sent que c'est nécessaire, et que cela peut éclaircir un tas de points qui restent obscurs pour la population,  en matière, notamment, par delà les recompositions territoriales, de compréhension des processus de métropolisation... 

- il faudrait une bibliographie - pas évidente à trouver sur le Net... Ou il fallait au moins 3h sur ce seul point sur lequel, semble-t-il, les collectivités locales sont demandeuses d'informations... Par delà les spécificités  géographiques, y voir plus clair dans les évolutions planétaires en cours, ne serait-ce que pour mieux orienter le choix des services numériques à offrir à la population ? 

Ce qui interroge en effet, c'est le mot "théorie" qui renvoie à du construit, du systémique, du structuré,  à des auteurs, des chercheurs.  A ce jour nous avons commandé divers livres - Castells, Ascher, Boullier -  cherché sur moult sites mais n'avons rien trouvé d'explicite  sur "la théorie des urbanités numériques" en tant que telle. Heureusement, l'intervention d'E.Eveno est maintenant en ligne, très riche et utile à la réflexion des collectivités,  ainsi que la discussion qui suit. De très bons enregistrements. Reste qu'on est dans l'émergent et que c'est une immense richesse de ces journées...

Nous étions même allés à Barcelone chercher cette théorie (par le web bien sûr, pas par la route... Pourtant le Canigou, s'il n'est dans les nuages... )  Rien. Mais des travaux intéressants  sur les blogs [1] ou encore, [2]  sur le rural  qui montrent qu'à quelques mois près les mêmes questions affleurent partout et que chacun, sur le terrain,  " bidouille" avec ce dont il dispose ?

Par ailleurs,  quelques recherches à partir des indications bibliographiques, comme sur Fraçois Ascher. Une conférence intéressante... 







2. Identité(s), numérique et  territoires

Pierre Morelli, maître de conférences en  sciences de l’information et de  la communication, université de  Lorraine, Crem.
Communication institutionnelle, diffusion de l’image du territoire  et construction  de  l’identité des  territoires.  Appartenance  territoriale et identité individuelle,  et, en retour, construction d’une identité supra-individuelle  qui façonne l’image de chaque territoire.
Des outils pour notre travail et un livre récent sur lequel nous reviendrons, peu à peu sur le blog "Ecritures Numériques "qui introduit une distanciation importante (au sens de Brecht) et offre des outils méthodologiques à utiliser  (dont nous ferons venir un exemplaire pour le rayon EPN de la Bibliothèque et dont nous suggérerons l''achat à la BDP.)


3. Mobilité(s), numérique et territoires.
Bruno Marzloff,  sociologue, fondateur du groupe Chronos.
               
Le monde contemporain  semble avoir basculé d’un ensemble de normes  fordistes à  des normes flexibles. Celles-ci  induisent, de  la part des  individus, des stratégies d’adaptation qui sont présentées ici au travers du concept des «agilités» spatiales, temporelles,  sociales,  du territoire, de la ville…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
Là on a trouvé des renseignements sur le web, les outils qui nous ont permis de savoir que Saint-Apollinaire-de-Rias n'est plus "rural" depuis pas mal de temps, mais "péri-urbain" (sans le moindre doute possbible ; il a bien plus de 40% de la population active qui n'y travaille pas...)  Une newsletter à laquelle nous nous sommes inscrits. [3]






Table ronde ; la "vie numérique" des territoires avec Michel Agnola,  maître de conférence associé, université de Lorraine,  les ressources du "réel augmenté". Très riche,  mais des interrogations à la périphérie quant à la nature et l'élaboration de ces contenus additionnels ....Un lourd débat en Drôme-Ardèche...


Gérard Dantec, Président de l'Internet Sociéty - France,  la non neutralité des noms de domaine... Anne-Marie Laulan, sociologue,  conseillère de la direction de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, la densité de citations-références...  Modération : Emmanuel Eveno, Villes Internet. A écouter avec beaucoup d'attention. Le retour d'une écoute attentive de tous et l'ouverture en éveil sur le prospectif...

Synthèse de la matinée doublée d'un exercice d'anticipation, Pierre Zémor, conseiller d'Etat, président-fondateur et président d'honneur de la "Communication publique"

D'une grande richesse. Un temps dense et condensé.  De très bons enregistrements. pour une  restitution orale en ligne accessible sur le site de Villes Internet  - que nous utiliserons pour la restitution locale.



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1.    Els marcadors de localitat.  
"En la nostra anàlisi del que podem observar des de fora, no hem d’ignorar els marcadors de localitat, és a dir,  aquells aspectes que circumscriuen els autors –i l’audiència que ells imaginen- a  un territori determinat del món  offline. No endebades ens hem centrat en la comunitat catalana de blocs, el conjunt d’aquells que s’expressen en llengua catalana i que posseeixen com a directoris comuns Bitàcoles o Catapings, on poden fer un ping quan s’actualitzen...  etc..".

2. "El món rural i més en països occidentals a penes ha desvetllat interès en la literatura científica sobre les TIC, constituint aquesta invisibilitat una subtil manera d'exclusió. Per tal d'evitar-la, esdevé un pas previ necessari anar coneixent quins usos se'n fan de les TIC en entorns rurals, disposant d'elements d'anàlisi fiables, que ajudin a endegar una línia de recerca tan teòrica com metodològica que serveixi per a tasques d'alfabetització digital i desenvolupament rural. A Abla, municipi de la província d'Almeria, s'ha endegat una iniciativa d'apropiació de les TIC i desenvolupament, que compta amb agents locals i mobilització ciutadana, tan de les persones habitualment residents al poble com d'altres que, per les migracions prèvies no hi són, constituint un moviment participatiu de base que ells denominen Abla 2.0. S'estan produint accions d'alfabetització i apropiació de tecnologia vinculades a projectes d'empoderament, edició de blocs i xarxes socials per mantenir vincles i desenvolupar el municipi en un nou model d'innovació social que ha estat reconegut en diversos espais i, a més, ha aconseguit recolzament d'administracions públiques. Es pretén saber quina incidència estan tenint les TIC en aquests processos, els usos i significats atorgats a les TIC, els continguts que es creen i les causes que ho afavoreixen, així com les relacions entre el poble real i la comunitat àmplia (i virtual) que configura Abla 2.0"

3. à suivre car depuis un certain temps nous ne recevons plus celles de Frédéric Kaplan, ni d'Hubert Guilhaud ; vraisemblablement un problème d'antispam...  (ou de mauvaise gestion de notre part des flux RSS ? )





vendredi 18 janvier 2013

Quand Villes-Internet nous renvoie une synthèse qui tombe à pic...

Demain AG des Rias où nous avions justement intégré les jeunes sur les listes électorales, non pour qu'ils votent les documents officiels - pas avant 16 ans ou 18 selon le cas...

Pas seulement pour qu'ils donnent leurs avis ; ils en ont l'habitude et ne s'en privent pas...
Non, mais pour se ménager un éventuel espace de consultation semi-officielle, un peu formalisée, sur des sujets à l'ordre du jour... Des propositions...  Juste du symbolique quoi, qui émerge tout seul...

Et cet article ? (encadrés sélectionnés par nous... Cliquer sur l'image de l'article pour l'agrandir, Ech pour revenir à la taille normale de l'image)





Un intergénérationnel qui évolue, se densifie, se complexifie.



Le numérique, vous êtes nées dedans...

Irriguer le numérique par l'artistique, une idée qui s'impose...



 Et puis ce surprenant hip hop sur musique d'Acquaviva, la sûreté des filles, leur confiance en elles. Et la question ; mais qui est votre professeur ? Un prénom...

Reprise quelques jours plus tard, "mais qui est votre professeur ?"

Un nom complet qui fait tilt ; quelqu'un connu pour son professionnalisme, la qualité de son travail.
Où le hasard se réduit comme peau de chagrin...
La vérification par le Net ?



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Un beau bagage culturel à 10 ans...

Et cette idée saugrenue qui tournevire  -et si à l'orée de l'ère du numérique, le pendant de l'Instituteur-Hussard de la 3ème République - était l'artiste et/ou le passeur artistique ?

Et la démocratie nouvelle, une co-construction par tous ? (juste sussurré) 

A voir...


Et, dans l'immédiat, proposez, on vous écoute ; on proposera aussi, on en discutera...

Et on compte sur vous pour l'étude des dossiers artistiques et les rencontres avec l'artiste...


Et Villes-Internet ? Un mélange  de veille, de recherche, d'écoute, d'investigation, de synthèse et d'audace ?

Un réseau qui vit, réfléchit et propulse ?

O.E.



samedi 8 décembre 2012

Dernière initiative de Novembre

1. Salle connectée  26/11/2012

ou charnière au grand jour !

Voir le texte intégral sur l'espace Villes Internet



La plus récente des initiatives et une initiative importante à plusieurs titres :

D'abord la présentation têtue d'un de ces petits livres non-pas-numérisés-mais-numériques créés à partir d'écritures textuelles et/ou d'images sur l'écran et d'écritures sonores, où le son a été produit pour l'ordinateur afin de dire un texte à voix différentes et, en regard, avec une image déterminée. Exercice d'école en EPN, écriture/composition pour préparer à l'écriture numérique mais surtout  pour préparer à la lecture complexe du numérique.


De plus, 
- elle montre qu'en dépit des travaux, l'EPN a fonctionné, souvent hors les murs et sur portables, mais ce qui était prévu a été fait,
- elle montre aussi que les parents s'intéressent à ce font leurs enfants, en EPN, donc aussi hors hors du milieu scolaire,
- elle montre l'évolution d'un petit  groupe dont trois vont entrer au collège. Par delà les familles, c'est toute une population rurale qui s'intéresse à l'évolution de jeunes dont certaine à laquelle nous avons, en EPN, appris à tenir la souris, en âge pré-scolaire... Donc une dimension durée, fort intéressante.

Mais ce gentil récit d'un temps convivial aux airs de fête d'école masque une profonde rupture. Un lissage qui n'a rien d'anecdotique.

Nous venons de basculer dans ce village rural d'un temps où la priorité était la lutte contre la fracture numérique à un temps où elle ne l'est plus, parce que la population a changé.
- avec le vieillissement de ceux qui ont acquis une culture numérique minimale au travers de processus de création de patrimoine, et
- l'émergence d'une nouvelle vague de retraités ayant appris à se servir d'un ordinateur dans leur travail...
- l'intérêt nouveau de jeunes parents habitués des réseaux sociaux, vis-à-vis des ateliers auxquels ont participé leurs enfants ou leurs amis - dans des groupes intergénérationnels (répartition encore bipolaire des âges surtout jeunes -scolaires et ados- et plus de 60 ans, les tranches intermédiaires étant moins représentées).

Ce qui s'est joué avec la présentation offerte par ces jeunes, dans  cette nouvelle  salle, où près du tiers de la population du village était réuni, et semble s'avérer de portée générale, c'est donc la quasi fin ici, de la rupture numérique pour laquelle nous avons tant travaillé, et en bonne part, par la simple disparition d'une génération.

Un changement qui s'est préparé en douceur quand, au titre du projet "Du recueil de mémoire à l'écriture transmedia," qui renvoyait à la patrimonialisation, s'est ajouté : "Travail sur les Ecritures Numériques en lien avec le thème de l'identité" : le travail sur l'herbier, marqueur identitaire, la publication de plusieurs petits livres numériques  livrant ou interrogeant des savoir-faire, y compris artistiques...Mais aussi le choix "d'augmenter le réel" en mettant en forme, organisant sous la forme électronique la moins chère et la plus rassurante : celle de ces petits livres numériques lisibles sur écran d'ordinateur  mais aussi, sans le moindre téléchargement, sur téléphone portable...Et de plus, transmissibles par Facebook...

http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr
Domaine Les Rias /Publications
Ils seraient "rétros" ces p'tits livres parce qu'ils ont la forme livre alors que n'importe quel roman numérisé sur tablette étincelante serait le summum de la modernité ? Allons donc !

Et ne seraient pas outils de numérisation alors qu'on numérise à tour de bras (é kwa?) ? Faut réfléchir !  Peut-être marquer la différence en disant qu'on numérique ou numériquise ! 

Effectivement on ne passe pas un livre dans la machine à sortir de l'OCR. Quant à la présentation et aux ressources... 

La preuve par mon téléphone qui pourrait être celui de Christophe ou d'un autre... Avec les points engrangés, les prix baissent ; et puis les jeunes font des choix qui, parait-il font diminuer la vente des jouets etc etc etc
Grossissement  d'une Calaméothèque  navigable



Le livre ouvert à une double page de Mendy
En bas à droite, sur fond gris, le son de Mendy accessible par clic sur  lien.


Tourner encore une page, arriver dans l'espace de Mylène
 et cliquer sur son lien. On est  sur le fichier son, avec, en prime une image que vous n'avez pas sur l'ordinateur.

Et puis, on filme un spectacle, on numérise le film et on le projette. OUAIS.  
Mais là, c'est le contraire qui s'est passé.
D'un texte écrit sur écran, dit et enregistré, auquel on a associé une image, elle aussi conçue sur écran, qu'elle soit  fixe ou mobile (  la démarche des diverses séquences du "livre",)  on a fait et publié un livre lisible sur Internet et on  est passé,  après découverte du livre projeté, à la conception d'une présentation/spectacle vivant débridé...

Séquence pédagogique juste ? P't-être bien  mais pas sûr...Et un guidage des plus souples...

Exploration/création ? Essais-découvertes ? Quelques jours après que les mêmes jeunes aient éprouvé en Arles le besoin de courir le long de l'image d'Aitken,  puis d'un rapprochement physique comme pour se rassurer avant de repartir...et qui les fait rire chaque fois qu'elles le revoient...cf la vidéo en fin d'article...

Prise de conscience de la spécificité et de l'altérité du numérique ? A voir...

Ce qui est sûr c'est que si on veut avancer dans la compréhension des articulations entre local et réseaux, on ne fera pas l'économie d'une analyse des médiations fines - comme les cogniticiens d'Aix cités par Claude et Mireille Bastien travaillant sur la construction des connaissances et montrant, dans une recherche qui, à l'origine se penchait sur la remémoration, que le contexte perceptif - odeurs, couleurs, bruit, température... jouait un rôle important dans la construction des connaissances même les plus abstraites...


Ce qui semble étayer le bien-fondé d'une orientation culturelle du travail en EPN, qui s'est cristallisée presque seule et comme une évidence...


- de nature à conduire à l'implication dans un développement culturel et complexe où le  numérique est important et où il est aussi à interroger, notamment par rapport à la vitesse croissante du renouvellement des connaissances,  mais aussi par les bouleversements des pratiques culturelles quotidiennes   Arles (cf  le séminaire  2012 sur "Photographie et réseaux sociaux".) (1)

- avec l'accès à une culture scientifique et technique  nécessaire pour accueillir les innovations et obsolescences à venir et intervenir autant que possible dans les choix et options de développement
- avec aussi la capacité de chercher, évaluer, classer, utiliser des connaissances à extraire de l'Internet (cf conférence de Michel Schlenker), de les utiliser ou transformer (cf ateliers d'écritures numériques)
-  et la simple acquisition de techniques,  pour savoir utiliser les nouveaux outils de la vie courante - téléphones, tablettes, QRcodes ou remplir un questionnaire de Pôle Emploi

- Il y a par ailleurs à se poser des questions de fond, comme celle de l'identité, au travers de problématiques diverses - identités numériques, avec pseudos et avatars et des espaces de liberté qui vont se rétrécissant, identités des territoires avec les réorganisations en cours, identité et liberté de pensée  quand le supplément Sciences &techno du Monde titre ce 8 décembre 2012 "Pirates du cerveau"  ou "Des pensées à portée de casque" ou "Vos secrets les mieux gardés trahis par les ondes cérébrales"...  Un problème récurrent dans l'histoire de l'Intelligence artificielle (cf les années 80) et la science fiction.  Faire la part de la résurgence de vieilles idéologies neurobiologisantes (cf Gobineau mais cf aussi,  a contrario, "La Jetée" de Chris Marker - un film qui chaque jour rajeunit) tout en posant la nécessité de la formation initiale et continue, institutionnelle et populaire, indispensable à un contrôle citoyen accru. 



Lecture/Spectacle : rentrée en coulisse derrière l'écran...


Rupture fondamentale derrière ce festif  donc - fin d'une période et début d'une autre, caractérisée par la créativité sociale, les ouvertures culturelles offertes par un EPN devenant lieu d'exposition et diffusion des arts utilisant et questionnant  le numérique, et une vigilance citoyenne démultipliée,  capable de faire vivre une identité renouvelée étayée par la densité accrue d'un réseau local  largement partagé? ...


1. Il n'y  avait donc vraiment rien d'original dans le choix fait il y a quelques années à St-Apollinaire-de-Rias, d'aborder l'expérimentation B2i en commençant - et continuant- par un travail sur la photo et l'image. Question d'air de Camargue, vénéré ici. Les parents du maire n'ont-ils, comme beaucoup de jeunes mariés aussi pauvres qu'eux, fait leur voyage de noce en Camargue, à la Tour de Constance, en hommage à Marie Durand et à son "Résister" - dont une copie est affichée en mairie. Aigues-Mortes, une des premières sorties associatives des Rias, avant le Chambon-sur-Lignon. 1851, ces résistances civiles  ; nous en reparlerons avec  la réédition proche du livre d'Alain Sabatier... L'identité du lieu, son roman social, sinon familial, ne marque-t-elle le réseau social augmentant le réel d'ici comme sceau de ferrade? Rôle des médiations symboliques dans ces réseaux sociaux ? Valeurs ? 



dimanche 25 novembre 2012

Autres initiatives de novembre 2012

Deux appels à projet


- un projet à dominante artistique  



 Appel à projet artistique
 
Cf le texte intégral sur le site de Villes Internet 


                                



- un projet à dominante numérique



Appel à projet numérique
 Un projet à dominante numérique mais irrigué par l'artistique

     



- L'ouverture d'un blog du maire



Création d'un blog du maire
Voir l'initiative sur le site de l'association Villes-Internet 




dimanche 4 novembre 2012

1ère initiative de novembre 2012


I. Réseaux Villes Internet


Réseaux Villes Internet


Villes Internet propose à ses adhérents de se constituer un réseau de Villes Internet "à suivre".
La question qui se pose est celle des critères de choix des villes de ce réseau. Celui de la taille de la ville ou du village ne s'est pas révélé opérationnel, pas plus que celui  du choix de plusieurs domaines d'intérêt.
De plus, s'il est intéressant de voir ce que font les autres, mais il n'y a guère  réciprocité d'échanges.

Au plan local par contre, nous avons avancé dans l'articulation territoire/réseaux avec la création  progressive de ce qui s'est mis à fonctionner comme une espèce de réseau social local transversal autour de ces petites publications numériques sous Calaméo qui sont devenues références tangibles, vecteurs à double sens d'échanges féconds.

Un constat qui interroge. Mais les faits sont têtus et deux heures consacrées ce jour à un décompte précis puis à sa vérification aboutissent à un résultat stupéfiant : depuis  le début de ces publications le 11 octobre 2009, ce sont plus de 350 personnes différentes  (entre 350 et 400) qui ont écrit ou pris et donné des photos ou participé à la mise en scène d'une photo...c'est-à-dire ont contribué de manière décidée à cette écriture numérique.  Ceci sans compter celles qui les ont lues, en groupe ou seules, les partageant parfois  sur Facebook.  On en est à 26421 lectures. A la mi-mars on en était à 8500, soit une progression de 18000 visites en 7 mois 1/2,  ce qui représente plus du triple,  311%  du nombre de mars et s'est étoffé peu à peu, mais avec une accélération constante..

Ce qui semblerait  bien aller dans le sens de l'hypothèse d'un fonctionnement en réseau social  local. Cela serait-il dû, au moins partiellement, au fait que l'EPN et la bibliothèque ne pouvant en raison des travaux fonctionner comme tiers lieu habituel, les Calaméos auraient joué  un rôle de substitution comme source d'information ?  Les tendances qui paraissent significatives  : fort taux de consultation de ceux qui concernent les travaux, mais surtout de ceux qui montrent des innovations en matière d'écriture numérique - textuelle, visuelle et sonore, ou présentent des publications imprimées. A étudier avec plan multifactoriel...  typologie et date de parution notamment. Prendre en compte aussi la politique éditoriale de Calaméo qui semble se  situer en réseau social, ses applications pour téléphones... 
10 publications  qui dépassent les 500 lectures, 1 barre que vont dépasser rapidement des publications récentes, 5 qui dépassent les 1000 lectures dont une qui dépasse les 2000) Bref des données qui interpellent. La nécessité d'une étude approfondie qui prendra du temps et demandera quelques révisions en statistiques... Il faudra aussi interroger les lecteurs après les avoir identifiés...

Une raison de plus, pour choisir de partir de nos préoccupations, de domaines où on a des questions émergentes, pour constituer au niveau de Villes Internet un réseau fondé sur des questionnements - intérêts et besoins - ce qui nous obligera au moins nous-mêmes à contacter ou recontacter ceux dont on sent qu'ils ont une expérience qui peut nous apporter et à travailler en amont pour élaborer les questions.

Y aura-t-il réciprocité ou mieux questionnement partagé ? Peut-être, s'il y a déplacements, transferts de documents et qualité suffisante et si nos partenaires ont aussi besoin de structurer leur propre travail. Peut-être, et c'est sans doute la cause d'échec relatif,  convient-il de s'adresser à des porteurs de projets précis plutôt qu'à des webmasters de grandes villes impliqués dans un projet de communication global  et non dans des travaux spécifiques.

D'où cette sortie précipitée en Arles pour une exposition qui semble d'immense qualité et susceptible d'enrichir considérablement notre appréhension sinon des "arts numériques" du moins des arts utilisant et questionnant  le numérique. Par ailleurs on connait bien la Fondation Luma et ce sont souvent les plus qualifiés qui, passionnés par leur travail,  sont les plus prêts à communiquer...On sait aussi qu'au moins on y trouvera des documents.

Réponse sous peu...

Bayonne, le projet global est intéressant mais il parait évident que pour avancer il faut trouver le porteur du projet spécifique qui nous a retenu- la formation scolaire par les arts numériques.

Bref tenter de transposer à un autre niveau, ce qui a marché au niveau local, bien sûr en l'adaptant. Mais cette idée de réseau et de mutualisation parait  féconde...

Il y a aussi le réseau Ecoles-Internet Une grande richesse découverte dans une école de Haute-Savoie, du réseau Ecoles-Internet,  écoles et sites d'écoles et circonscription et comité USE. Des démarches transposables  à un site de ville, des Chemins de mémoire à ces petites vidéos réalisées lors de simulations permettant de mieux appréhender l'origine et la propagation des séismes... Ou une autre avec laquelle on pourrait parler "livre numérique", de  Cluses également, où nous avons pu nous inscrire en suivi  Villes-internet.

Du réseau Ecoles Internet à "Curiosphere.tv"  où on couvre des vidéos intéressantes qui posent ENFIN la question de la nécessité d'un apprentissage de la lecture de l'écriture numérique (vidéos de Bruno Germain). Une étude relativement intéressante où on aimerait néanmoins ajouter
1.en ce qui concerne la lecture du texte sur écran, la nécessité d'une lecture tabulaire - pas seulement pour la poésie - et
2. la grande question de l'apprentissage de la lecture d'une écriture numérique complexe s'apparentant à la composition et l'orchestration d'écritures textuelles, iconiques, sonores et de leurs compositions, soit de sytèmes de systèmes hétérogènes et composites... d'où, aussi,  des compétences en matière de planification, design...
Quelle place et quelles formes d'une lecture logographique nouvelle à côté d'une lecture alphabétique dont la place se relativise... (Ce n'est pas un hasard si on réinterroge actuellement avec beaucoup d'intérêt les poètes concrétistes brésiliens et les avant-gardes du XXème siècle - dadaïstes, lettristes, poètes sonores.. Cf Donguy... Par ailleurs il y aurait à réinterroger ces glyphes mayas qui conjuguent alphabétique, logographique et iconique )  Des avancées en perspective sur ces apprentissages dans "francetv éducation" qui doit naître de "Curiosphere" ?
Bref plus de questions que de réponses mais une voie qui parait s'ouvrir : un réseau pour réfléchir ensemble à partir de questions partagées et posées aussi par ces sites d'école d'Ecoles-Internet (Lecture de l'écriture numérique et, d'abord pratique et apprentissage de l'écriture numérique...) Déjà d'un des premiers sites lus : quelles compétences de lecture pour découvrir le site de l'école de Mieussy et quelles compétences d'écriture numérique former chez les élèves, et comment, pour qu'ils puissent devenir le plus autonomes possibles dans la réalisation et la tenue d'un site?
Il y a des sites universitaires, educnet, le CNDP et les CRDP, les UER de sciences de l'education (?), les IUFM intégrés aux 1ers cycles avec certains avantages mais avec la perte, semble-t-il des immenses ressources qu'offraient en IUFM les stages mixant formations initiale et continue...
Que peut apporter un espace Ecoles-Internet sur le site de Villes-Internet ? La découverte de sites d'école sous réserve de respect total des contrainte liées aux droits à l'image et aux droits d'auteurs... la mutualisation de ressources ?  Des regards très divers, intrgénérationnels et interculturels... Et puis ces échanges par affinités entre écoles qui aboutissent à des échanges effectifs...
Et encore, et pour peu qu'on les aide à découvrir des initiatives intéressantes de villes, élargir cette nouvelle culture à composante numérique des élèves de cycle 3 d'ici ou d'ailleurs...



2. Création d'un blog du maire...

Un outil simple, complémentaire du site,  pour communication rapide et pour recevoir vos commentaires en direct.....
 Un outil au service de la démocratie directe. A vous de le faire vivre...


3. Appels à projet  artistique et numérique...cf prochain post !