Nébuleuse

Le site municipal de Saint-Apollinaire-de-Rias comprend, comme "domaine" le site de l'Association "Les Rias", laquelle gère la Bibliothèque Municipale et son "espace Public Numérique" (Point Accès Public Internet) -deux autres domaines - et assume, sous responsabilité municipale, la gestion globale du site (délégation par convention).

Divers sites/compagnons de route l'accompagnent : le Sivu des Inforoutes de l'Ardèche, nous hébergeant et portant, les blogs créés, les sites services utilisés, le wiki, et, encore à apprivoiser, le mégasite de Villes-Internet...

Tout cela constitue une nébuleuse difficile à cerner, mais dont la modélisation est d'autant plus indispensable que site d'une toute petite commune, nous n'avons pas la base solide d'assises structurées en services ni le cadre sécurisant d'objectifs quantifiés.

Entre étroitesse des bases et vertigineuse liberté intersidérale... Ou un blog entre béquille et fusée.

Et pour éclairage ou repères, le Galilée du "Et pourtant, elle tourne", Giordano Bruno et la preuve par Mendéléiev...

Pour la bonne compréhension de ce blog dont les messages s'enchainent à partir d'un tableau initial, nous conseillons de le lire en suivant l'ordre chronologique des messages à partir du sommaire.


vendredi 20 juillet 2012

Petits pas et grande avancée

Petits pas et grande avancée

"Une nouvelle initiative" sur le site de Villes Internet qui dit bien ce qu'elle veut dire...



Grande avancée ? Dans la conception et la réalisation du réel augmenté du trajet du  parcours d'art de Saint-Apollinaire-de-Rias ?

Grande avancée participative et instrumentée quant à l'herbier après le journée avec Christian Giroux. Une autre rencontre est prévue pour apparier photos, noms en français et noms occitans et dictons pertinents et bilingues itoo, cela va de soi...

D'autres rendez-vous prévus : avec l'histoire à Monchal, commune de Saint-Basile - 1944, mais au ras du parcours Eoliens de Combier/stèle à la source de la Dunière... et autres encore...

Sylvette y réfléchit, enregistreur en poche...

Et on s'annexe, sans vergogne aucune, les apports en sites des usagers de l'été du PAPI,





les artistes exposant dans la commune et les appropriations/augmentations de leurs oeuvres en ateliers ou spontanées... Des dérives augmentées ont même fait leur apparition dans les comptes-rendus de chantiers diffusés sous forme de livrets d'images numériques sous Calaméo...

Bref ça foisonne, surgit et les "tiers lieux", dans ou hors les murs, s'esquissent et essaiment...

D'ailleurs, dans deux jours, le finissage de l'exposition d'Adine Duval  - avec ses collages et transcriptions graphiques du son qui enrichissent déjà le réel va être un temps fort d'appropriation, avec la présentation des premiers et modestes travaux d'ateliers d'écriture numérique réalisés à partir des tableaux ou d'autres photos proposées par l'artiste...

La c'est la grande et large avancée qui va encore s'amplifier avec autres sons, images en mouvement - QUAND LE BESOIN S'EN SERA IMPOSE.

Là, pas de problème insurmontable si ce n'est le temps pour faire...

Et on enrichit l'interculturel et l'intergénérationnel...

Chacun chausse avec aisance des bottes de sept lieues et la grue augmenteuse  augmentée est un symbole qui s'impose...


Petits pas ?

Techniques, sûr !
Pas le temps de paramétrer, enrichir d'une adresse, pas encore lu la notice du super S.G.A. ultra lisible et réactif et de quelques autres.... Mais deux téléphones nouvelle génération ont déjà été utilisés dans le cadre d'activités pour photographier, enregistrer en vidéo ou recueillir de l'audio sur le vif... Deux jours après 1ère utilisation, on apprenait que le dit outil faisait partie des 0,06% d'appareils permettant de lire les données touristiques d'Ardèche Plein Coeur.  Créer un compte Google, télécharger ce qu'il faut - dès qu'il y en aura le temps-  pour voir comment ça marche et  montrer aux gens ce qu'on peut en faire..(2)

Voilà qui peut orienter dans la  la mise en forme de contenus en gestation?

Sans nul doute même s'il est vraisemblable qu'avant qu'on en ait fini avec la mise au point des contenus, d'autres technologies se soient imposées...

Heureusement qu'existent, plus proches de la forme " livre", les "calaméos" (3) qu'on regarde sur écran et ou tirages papier passeurs ou incitateurs - surtout quand ils sont sonores ou s'apparentent à ces vidéos qui vous mixent images, textes, images fixes, diaporamas et vidéos....(4)

Bref à petits pas techniques, petits pas mais grande visée (l'impression se répandant que tout est possible et facile...)

Au fait c'est un concours "vidéo" qui se trame ou un hybride composite et complexe, avec plus ou moins de numérique ou ?

Et on nous propose de publier des messages de blogs  depuis un mobile. L'évènementiel par tous en temps réel . 

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(1) A cer égard les progrès des clefs 3G+ sont manifestes...
(2) D'autant que "le journal en a parlé" et que les adresses mail pleuvent, envoyées pour qu'on renvoie photos, sons...Comment fournir ?
(3) Nom devenu commun dans le langage courant...
(4) Des progrès, certes,  à faire en matière de son lié à une image ou plusieurs,  et non, en boucle à l'ensemble,  ou pour l'intégration de vidéos -  mais cet outil, gratuit, s'esi imposé comme matrice permettant à tous, la création relativement facile,  d'objets plus ou moins composites (textuels et hypertextuels,  iconiques, sonores ou articulant l'hétérogène), pouvant fonctionner comme message de blog (et s'intégrer à blogs ou sites - et à SPIP !). D'une "forme livre"- qui pouvait être un frein à l'appréhension du numérique - à une forme d'une familiarité rassurante qui, via d'imperceptibles changements, facilite un passage  relativement massif et populaire, à une écriture numérique plus composite et complexe. Où le camion dans la page de François Bon est en passe de devenir banalité... Où l'auto-édition associative devient une autre forme de réseau social dans le système ouvert sites/blogs, à côté de facebook (plus "privé" et direct) ou d'une lettre d'information (newsletter) bourrée de liens mais qui reste "descendante"... Un outil privilégié, du moins à cette étape, pour soutenir et amplifier des processus de patrimonialisation et création locale de connaissances... A noter la rapide et large appropriation de la calaméothèque, c'est-à-dire non pas d'un livre numérique mais d'un ensemble de livres numériques, rangé comme frise chronologique. Le rôle aussi de nos tirages papier, supports d'accès, passeurs... Un accès socialement très élargi à la lecture et à l'écriture... Un point fort d'ancrage local/réseau. Le livre imprimé est complémentaire, notamment pour des lectures longues... Quand la calaméothèque et les murs de vidéos de Daily Motion (d'autres bientôt...) sont érigés par les usagers en piliers à interaction large du système Internet local où le site joue plutôt un rôle d'aiguillage, référence et mémoire...




mercredi 20 juin 2012

Une nouvelle initiative sur le site de Villes-Internet

A partir de l'article de ce blog,  "Enthousiasme, inquiétude et création", une publication rapide qui, finalement, remet à jour une "initiative" de décembre 2011 et permet de mesurer le chemin parcouru...









A lire sur le site de Villes-Internet.


lundi 18 juin 2012

Enthousiasme, inquiétude et création


De l'enthousiasme de la découverte deGoogle Street, à un travail de la Fête de la Science 2011 où s'introduisent la complexité sinon le doute, et lacuriosité sur cet ambigü « Au lieu de se souvenir », comme le souligne l'article de Nicole Bertholon... 

« Trois jours qui fouaillèrentLes Baraques », appréhendés par la synthèse de Jacqueline Cimaz, et les photos des uns ou des autres. 

Un temps fondateur, de 2011 certes, mais la base d'un travail de 2012 dont la Région Rhône-Alpes vient de préciser le titre «  Du recueil de mémoire à l'écriture transmedia » par 
« travail sur les écritures numériques en lien avec le thème de l'identité à Saint-Apollinaire-de-Rias » (1)

Un lieu précis et déjà étudié... (2). 

Samedi 15 octobre 2011 vers 10h30 : le groupe du workshop de Pierre Ménard fait halte aux Baraques, devant le jardin de Paulette Vignal. Celle-ci, choquée d'avoir vu une partie de l'intérieur de sa cuisine sur Google Street, la veille au soir, sort en brandissant son herbier :  « ça c'est des plantes d'ici, pas du Mézenc, des Baraques !»

Celle-ci qui s'y connait en patrimoine et anecdotes (3) a tenu pendant quelques décennies l'épicerie-buvette des Baraques – le dernier commerce de la commune à disparaître, il y a quelques années...

L'herbier – et non le GPS comme à Pékin- l'herbier marqueur identitaire, indispensable pendant de la planétarisation numérique. Conjuguer réseaux et ancrage local pourvoyeur d'identité. (4) 

En parallèle – et en interaction, un travail qui se poursuit sur les « écritures numériques » - de l'écriture mise sur écran ou conçue pour l'écran - sous forme livre, album, vidéo, collage numérique ou enregistrement audio – donc de l'écriture textuelle, iconique (avec images fixes ou mobiles, photos ou images composites, 3D...), sonore... 

Du numérisé brut – succession de 0 et de 1- 
                                                 à la programmation ? Oui et non ? 
Programmation, bien sûr pour rendre lisibles ces données brutes. Mais plus que programmation (5).. 
Où les avant-gardes (6),  s'avèrent pourvoyeuses de concepts féconds (7) 


Ecritures numériques = programmation ?

Ecritures numériques = programmation + composition?

Ou, en deçà de la programmation, mais interagissant sur elle, 

Ecritures numériques = composition?

Où composition = création, orchestration, 
                      ou construction collective avec part sinon d'aléatoire, du moins de « sérendipitaire»... 
Ce qui nous paraît le plus plausible et renverrait pour le livre, par exemple, à une saga comme « General Instin » ? 

Pédagogie 1 : vernissage didactique où se donnent des clés au public (Vernissage Adine Duval, juin 2012)

Pédagogie 2 : Création  faite en public (Adine, juin 2012)

Pédagogie 3 : ateliers d'écriture numérique tout public dans le cadre de l'exposition  (Adine et/ou Jacqueline)


Quant aux procédures ou processus de « dérivation » ou détournement/tranformation/création, le riche apport d'un colloque qui n'en finit pas de ricocher, celui du CNRS coïncidant avec la remise des labels Villes-Internet 2012, celui du Ground de Kurosawa, découvert à Bourgoin-Jallieu...

Et puis il y a
- tout le travail de l'atelier théâtre, avec Christian Bontzolakis, notamment la séancede février  avec choix des avatars, puis la création d'avatars sur écran pour le jeune public et le pilotage corporel d'avatars, pour tous – par écran et kinect interposés... Toujours au coeur de la réflexion sur l'identité – dont l'identité numérique – l'approche aussi d'écritures sonores intéressantes  ou, renvoyant pour nous à la création de Camboulive, celle, dans un autre domaine, de Christian, appuyée sur l'accordéon de Régine... 
la transcription graphique du sonore – comme vu à l'exposition Pénone, comme travaillé par Adine Duval depuis plusieurs années, comme tentée dans les ateliers d'écriture numérique ?

Ou comme évoqué par FrédéricAcquaviva  ici, récemment, l'introduction dans la partition et comme élément de celle-ci,  de la photo de celui qui seul sous casque, écoute un temps du texte musical inédit.

Une certaine familiarisation du public avec l'avant-garde, un public ouvert, même si peu scolarisé, avide de s'informer au travers d'années d'expositions, de résidences d'artistes et pour peu qu'on explique et donne des clés – comme pour « l'enfant froid » de Perton. (8)  


  • Le « réel augmenté » vite compris, vidéo aidant ( l'exemple de Versailles, un site où on fait créer leurs blogs aux visiteurs et où ce qu'ils apportent s'ajoute au fond commun.)
  • La « dérive augmentée », vite comprise aussi - « C'est de l'art! » - où les déformations sont acceptées comme processus intégrés à la création.
  • Donc on accepte tout, tout en s'engageant dans une recherche plus patrimoniale qu'artistique mais accompagnée de valeurs d'époque. Une "poésie"  notamment, souvent citée. Une extraordinaire mémoire de "récitations" aimées. A réécrire ? Ou redire ?     Un tableau récapitulatif mis en forme à l'issue de cette Fête de l'Internet - et déjà dépassé...
  • Les jeunes du CIAS sont partis eux, de cartes pour construire leur Ruréalité...
  • Et puis il y a eu ces récits de vie d'autrefois à la campagne...

Et la mission pour le groupe patois de réaliser l'herbier bilingue...

Une sortie prévue le 4 avec un spécialiste pour préciser identification des plantes et biotopes...

De nouvelles personnes rejoignent la bonne cinquantaine de personnes impliquées pour la Fête de l'internet...

L'idée d'un questionnaire ou guide d'interview sur leur perception de l'identité du lieu et de leur propre rapport à celui-ci, pour les nouveaux habitants, fait son chemin...


Un premier -petit livre-numérique sur les savoir-faire ruraux est sorti, chantant, « Le Jardinage ? C'est tout un Art! » de Geneviève Greco.

Des livres modestes, numériques ou imprimés, dont la sortie mobilise les amis, la famille et transmettent les connaissances précisées par l'écriture et soumises à la discussion par la publication.

De simples recueils d'images aussi, comme celui du 8 mai 2012, qui a un succès inattendu – Les raisons ? L'authenticité – un public vieillissant mais qui n'oublie pas, la présence, dans les mémoires de cette guerre et de ses atrocités...


Ou ceux des travaux qui connaissent un record de lecture et seront rassemblés in fine en un unique et gros calaméo. 

Des ateliers d'écriture numérique, souvent hors les murs comme à Beauchastel, ou, là, au Temple, pendant l'exposition d'Adine Duval : se familiariser avec l'outil, le passage du texte à l'image, éventuellement au son... Découvrir et avancer pour des recherches plus autonomes...
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 1. Ce qui n'est pas à entendre comme restriction territoriale péjorative mais au contraire comme possibilité de travail précis et en profondeur – recherche-action – sur un territoire bien identifié. 
2. La réédition de l'étude d'Alain Sabatier - « Religion et politique au XIX siècle. Le canton de Vernoux-en-Vivarais », préface de Pierre Bolle, après recueil de toutes les autorisations requises, est d'ailleurs en cours (Ed. Les Rias). On pourrait aussi citer le travail de Sylvette Béraud-Williams, ethnologue - « Entre silence et oubli ; mémoire d'un quotidien rural bouleversé » (Ed. Les Rias), les photos d'Alain Delarbre – la noce, ses études des bistrots de Vernoux, les objets de Maurice Reyne dans « Vernoux que j'aime » (Ed. Les Rias), le livre de Paulette Vignal « Souvenirs d'enfance et village » avec inventaire complet des dizaines de commerces existant dans les commune de Saint-Apollinaire-de-Rias au milieu du XXème siècle (Ed. Les Rias ).
A noter, également, dans un autre domaine, une recherche de données toujours en cours sur l'image d'un site sur le NET, essentiellement à travers ses images,  et sur la possibilité de maîtriser soi-même, plus ou moins, l'image de ce site. Des sources d'information diversifiées et des concours qui se révèlent intéressants... A suivre...
3, cf  « Souvenirs d'enfance et de village » (Ed Les Rias)
4.cf le travail sur l'Ardéchois du plateau effectué par Sébastien Camboulive dans le cadre de sa résidence aux Rias (1ère année d'un travail nécessairement pluri-annuel et à plusieurs voix (et voies) )
5. Celle-ci étant souvent transparente, incorporée à la machine. Ce qui n'était pas totalement le cas, dans les années 80 avec le logo, ses macroprocédures, la robotique... Une mise en forme à la fois nourrie de références  culturelles ( avec la prégnance, par exemple, de la forme livre) et de leurs relectures et interrogations actuelles, alimentées par les recherches en cours (cf travail de l'Imaginarium, du Fresnoy...)
6.cf les concrétistes brésiliens, les lettristes, poètes sonores..
7 cf le lisuel  des poèmes en bloc dans le blog de résidence de Jean-Pascal Dubost
8. il a suffi d'expliquer les positions comparées des intellectuels allemands après la guerre. Cela aussi fait partie de la culture et du patrimoine des gens d'ici.

Pédagogie 4 : participation à la création (avec F.Acquaviva)

Pédagogie 5 : où l'artiste explique et donne à voir sa démarche de création (F.Acquaviva -(mai 2012)

Pédagogie 6 : un retour gratifiant pour tous (F.Acquaviva)

Pédagogie 7 : retour en 1 et on spirale, avec un autre artiste et/ou dans un autre domaine, et élargissement de l'implication. Et toujours articuler patrimonialisation et appropriation culturelle, démarches ascendante (type écomusée) et  démarche descendante (type Malraux)

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L'association Les Rias (association 1907, culturelle) fait partie des structures de diffusion de l'art contemporain en Ardèche ( d'où le dit "Parcours d'art", reliant trois installations, les expositions...)
Elle gère et anime par convention la Bibliothèque PAPI.  et  l'EPN.
Cette structure municipale, suite à un long processus  - dont l'entrée dans les formations aux B2i par le travail de l'image - la création d'images composites et le passage aux écritures numériques  hétérogènes et complexes - intégrant son et vidéo...- devient avec les nouveaux locaux,  bientôt disponibles, et aménagés, lieu de diffusion des arts numériques.
Pour que le public soit prêt  à partir de septembre à accueillir  au mieux la diffusion des arts numériques et à en faire son miel, une grosse préparation était et est encore nécessaire...





dimanche 29 avril 2012

De l'impression à la clarification

A Manon des Cimes
qui a l'âge de comprendre plus tard


Des réunions destinées à envisager les apports économiques possibles des actions de diverses associations ou institutions culturelles semblent avoir  ouvert le champ d'une réflexion de fond, là où on ne sait si elle était attendue - mais dont la nécessité s'est peu à peu imposée pour la majorité des acteurs présents...

Qu'on se soucie de développer des retombées touristiques pourvoyeuses d'apports économiques et culturellement enrichissantes pour les touristes, c'est légitime et sans doute, urgent. Qu'on prenne l'avis des concepteurs et médiateurs culturels,  pourquoi pas... Affaire de démocratie, de gouvernance...

Mais on ne peut confondre les objectifs de recherche, création et de médiation et, a fortiori cet ensemble d'objectifs,  avec les objectifs économiques. Ceux-ci sont importants certes, nul ne le nierait aujourd'hui - mais les objectifs éducatifs aussi, et, plus encore, en amont, ce qui  touche à la compréhension de la nature du numérique, à son incidence dans un développement humain (1), qui n'en est qu'à ses premiers balbutiements (2)...

Les objectifs diffèrent mais aussi les statuts et les personnes ! Bref, les professionnels ou autres acteurs de la culture ont assez à faire pour conceptualiser, modéliser, interroger ce qui se passe et pointe dans leur domaine... Le tourisme culturel est pourvoyeur de ressources et d'emplois, certes... Il y a des professionnels pour cela. Et ce qui est à rechercher est certainement leur formation et informations continues.


Quand on voit re-surgir la confusion numérisé/numérique à propos du livre ! (3)


C'est-à-dire occulter ou s'occulter le fait que l'écriture numérique différencie de moins en moins image/texte et son pour se situer à un autre niveau, les intégrant et dépassant (cf le "lisuel" de la Biennale de Lyon - à compléter en "solisuel" ou plus)... Un retard pris à définir ce qui se situe en amont des formations et de la définition des contenus de formation ! 


L'école du XXème siècle a déjà raté la formation à la lecture et l'écriture de l'image(4)... Et si l'on réinterroge la notion vygotskienne de "médiations symboliques" féconde et toujours nouvelle, qu'introduit à ce niveau le numérique ? Comment et pourquoi la robotique à l'école, assortie de capteurs et macroprocédures logo, et aussi d'auto-formation technique et logique des enseignants, d'enthousiasme et travail en équipe, a-t-elle semblé aux débuts ou à la moitié des années 80 faire reculer la reproduction scolaire ? (5)


Bref, des questions de fond dont dépendent aussi les choix et problématiques économiques...


Par ailleurs, les contenus et démarches de recherche et d'éducation  ne peuvent en aucun cas être assujettis à des objectifs de rentablité immédiate...

La notion de "services culturels innovants" - sous-jacente- et telle qu'elle parait entendue,  peut être intéressante dans les champs touristico-économiques si elle stimule l'autonomie et la créativité des visiteurs, mais ne saurait remplacer, même partiellement, les recherches fondamentales, en sciences humaines et de l'éducation,  ni la nécessaire réflexion philosophique, pas plus qu'aucune des méandres  d'une médiation à visée éducative (6).


Cette notion qu'un poète avant-gardiste nous a amenés à découvrir, est d'abord à questionner - entre industrie touristique et aide à ce que le GFEN (7) appelait "auto-socio-construction des connaissances"... On n'apprend rien à qui que ce soit ; par contre on peut créer les conditions favorables, poser les problèmes qui font que chacun puisse apprendre.

La diversité des domaines de pratiques est un atout pour tous et pour chacun de ces domaines ; un amalgame hasardeux en fonction d'objectifs à court-terme et relativement restrictifs  ne pourrait avoir un effet contraire à celui qui est recherché ?




Pour nous, l'entrée dans la "réalité augmentée"(8) -notion qui est sans doute à la base de la réunion du groupe de travail évoqué, car elle est essentielle à la diffusion culturelle, est d'abord cognitive : comprendre de quoi il s'agit, d'où vient cette notion, à quoi elle est liée et ce qu'elle peut apporter, assortie - à ne pas l'oublier- de celle de "dérive augmentée" qui fait sa place aux arts (9)


Ensuite se pose la question de la médiation qui, pour l'EPN de Saint-Apollinaire-de-Rias, a pris comme mayonnaise en cette Fête 2012 de l'Internet, avec, sur place, 54 personnes impliquées dans le projet, sans compter les artistes ou responsables culturels intéressés à distance- soit une centaine... Entendons-nous bien : ils ne demandent pas la livraison d'un travail ficelé d'expert, même s'ils accueillent volontiers les experts. Ce qui motive et fédère c'est le projet de co-construction de cette "réalité augmentée" et pourquoi pas "dérive augmentée"... Plus dans l'élaboration des contenus bien sûr que dans le recours à des techniques sophistiquées (patrimonialisation élargie ?). Certes ! Mais élaboration, mise en forme, conservation et transmission nous situent déjà au coeur de la culture numérique... Et pour l'équipe, un colossal travail d'organisation, suivi et synthèse qui serait facilité par les moyens de recourir, dans diverses branches, à des professionnels...


On en était là en se demandant comment traduire en initiative communale lisible et opérationnelle, publiable sur le site de Villes-Internet, quand cette affaire de "services culturels innovants"  apparaissant enfin comme clairement teintée de touristico-économique - légitime - mais secondaire par rapport à la médiation requise en EPN/Bibliothèque et  association culturelle organisant des résidences d'artistes, a tout brouillé. 


L'éclairage est venu du MacVal et des quatre axes d'Alexia Fabre, conservatrice en chef, déclinés pour "Vivement demain",  la nouvelle réorganisation/présentation de la collection du Musée :
- échafauder des hypothèses,
- tirer des plans sur la comète,
- construire des châteaux en Espagne,
- se projeter dans le futur, penser à demain, espérer,
Voilà l'inévitable nature de l'homme" (10)


D'où quelques modifications d'une nécessaire mise en système où le touristico-économique - présent- n'est plus "entrée" mais "sortie",     et se situe dans un champ différent.


Une réflexion à poursuivre. Et un tableau en guise d'outil...


Jacqueline Cimaz 

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1 Trois ères de l'hominisation  :  - l'accès au langage, l'accès  à  l'écriture, l'accès au numérique...(Hominisation : cf entre autres :  L.Sève, Marx  6ème thèse sur Feuerbach ... )  
2. Où la recherche médicale fait avancer mais appelle, comme les avancées de toutes sciences ou pratiques, une réflexion philosophique approfondie, y compris sur les confins des sciences, des techniques et des arts...
3. Cf notre travail de 2009, cadre Fête de la science sur site et blog....
4. Au mieux, le "Panzani" de Barthès, via les défunts IUFM qui offraient, même si l'expertise ne se transmet pas,  la richesse de la mixité formation initiale/formation continue...
5. Avant la rupture des accords économiques avec Thomson qui a mis fin brutalement au travail engagé par les équipes de recherche/action...
6. Il est d'ailleurs étonnant qu'hormis par le biais des Archives départementales, essentiel mais non exclusif,  la fonction muséale n'ait pas été représentée dans le groupe...
7. Groupe Français d'Education Nouvelle, né du travail du Conseil National de la Résistance et du plan Langevin-Wallon - fort de la réflexion de Wallon sur la notion de "crise" dans le développement de l'enfant, enrichi des décennies plus tard par le Talyzina qui renversait enseignement programmé et objectifs à la Mager, en planification de l'apprentissage avec les apprenants - le premier grand apport d'une culture numérique émergente aux théories de l'apprentissage !
8. notion qui est sans doute à la base de la réunion du groupe de travail évoqué
9. D'ailleurs le triptyque de Kurokawa exposé à  Bourgoin-Jallieu -"Ground"-  et dont la force et le sens évoquent Guernica, comporte trois écrans autonomes et complémentaires où la dérive augmentée permet d'approcher différemment, artistiquement et puissamment  les atrocités de la guerre au Moyen Orient...
10. A une époque où la représentation ambiante du présent et de l'avenir tue l'envie de grandir chez tant d'enfants !



mardi 10 avril 2012

Comme un goût amer...

   
Après   l’enthousiasme   de   ces   découvertes  « Réel   augmenté »,   « Dérive augmentée »... 
Pensez...  
La  conservation,  la  transmission   si  ce  n’est la création à portée de tous...  Et de se lancer là dedans pour la Fête de l'Internet !
Et un écho, une implication... J' vous dis pas !

On est pauvre sur ce plateau mais on a notre histoire, nos valeurs, comme un  roman familial partagé.

L’opportunité par le numérique de le travailler, le mettre en forme(s), l’offrir...
Le fil rouge du tracé du parcours d’art pour commencer à organiser cette foisonnante richesse... 

La géo-graphie ou  géo-localisation ou géo- tout court au service de la planification, de l’investigation, de la création - au moins d’une forme, du sens donné à la dérive où on envisage de faire des vagues à la source de la Dunière pour  restituer à la stèle l’ondulation des steppes d’Asie Centrale de Ségalen... si ce n’est cette mer qu’on  entend dans le coquillage-poisson de céramique sur stèle,  inspiré de ce poisson de la table de nuit de Marie-Claude qui parlait tant à Martine Diersé - l'artiste...

Et quand - en faire des services, l’offir aux gens, touristes ou autres passants  -rencontre l’adhésion, donne du sens...







Et voilà que pointent des réflexions, remarques, si ce n’est affirmations d’une réunion à l’autre...
Le réel augmenté, c’est pour les services, pour l’économie, créer des emplois. Le marché du culturel se développe ; c’est une de nos principales ressources en France...

On rentre la tête dans les épaules. Bien sûr, l’emploi est prioritaire. Voyez le personnel de chez Calixte !

C’est bien une naïveté d’enseignant ou d’artiste...

Et puis, bon sang ou bon sens, on réfléchit.
On n’a jamais rien eu contre l’économie et la création de plus-value ! Et d’emplois !
On ne s’est jamais réclamé de l’ « Education Populaire » parce qu’on a toujours privilégié les exigences de  qualité scientifique et artistique  ;  mais on n’a rien contre l’Education Populaire, au contraire !

Alors on a fait deux tableaux dans sa tête : 
- entrée « sérieuse » « Economie, tourisme, technologies sophistiquées rentables » d’une part, 
-  de l’autre « Gouvernance, patrimonialisation, création collective ». Du superflu ?


Et de ces deux tableaux - pourquoi les opposer -  on n’en a fait qu’un, celui-ci, parce que ces deux entrées ne sont pas opposables mais complémentaires !



A lire dans chaque colonne du plus foncé au plus clair, la charnière médiane articulant l'indissociable...



Comme le sont le  sport à l’école et la « morale » de l’USEP : l’émergence de champions -disons ici de "performances" -  non par une sélection précoce (1), mais par la promotion de tous (2)!



Jacqueline Cimaz
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1. du plus rentable à 1ère vue...2. tout étudier, convoquer la prospective, débattre avec les auteurs et les usagers potentiels, écouter propositions et inédits, et privilégier le sens, et le bon sens, dans les choix technologiques... etc 








mardi 3 avril 2012

Label et Internet

Sortie du nouveau qestionnaire et des préconisations  pour le label Villes-Internet 2013. L’accent mis sur la gouvernance...


Et les envois de quelques outils  ou photos 2012.










label 2012 à l'espace Cardin (photos Villes-Internet)



Dès achèvement de l’analyse de la Fête de l’Internet (et Get on Line), et planification de la poursuite d’un projet  porteur d’une autre forme de gouvernance et démocratie, et formateur, notamment en matière d’investigation artistique et numérique, l’envoi d’une nouvelle initiative sur le site de Villes-Internet. 





dimanche 11 mars 2012

Ce mardi 6 mars, voyage à Paris

pour participation au Comité d’orientation du  Label Villes Internet,  où  Jacqueline Cimaz représentait en tant que rédactrice/webmastrice,  une des collectivités 5@  présentes - Saint-Apollinaire-de-Rias (Réseau SIVU-des-Inforoutes-de-l'Ardèche).

Elle y intervenait pour rappeler quelques idées largement diffusées sur le site communal  et  les sites ou blogs périphériques avec lesquels  il constitue chaque jour davantage un système complexe,  ouvert,  structuré en archipel,  et, semble-t-il,  apprécié (1) :

- Internet, web2...  Il nous semble  évident  de  les inscrire dans le numérique en général,  à prendre en compte  en tant que tel  ("ère" du numérique dont  on dit qu’elle marque une 3ème étape de l’hominisation après l’accès au langage puis à l’écriture...)

- L'entrée  dans le numérique à  privilégier en EPN comme dans le monde scolaire,  nous semble être l'entrée par la culture numérique - englobant certes des techniques,  mais s’y réduisant d’autant moins que celles-ci tombent très vite dans l'obsolescence..(Leur approche historique  et épistémologique, parait, par contre, des plus fécondes.)

- Attribution dans cette culture d’une place spécifique aux arts – non « prémonitoires » (comme on l'a dit, notamment,  de l’expressionisme allemand)  -  mais utilisant des moyens d’investigation du réel susceptibles de faire percevoir des indices  non encore théorisés par les sciences  ni « mis en mots » (2)  - l’entrée incontournable dans une dimension prospective  indispensable  à toute appropriation citoyenne, à tout  fonctionnement démocratique... (3)


Bref, toujours ce « nœud »  ou réseaux de noeuds de la prospective – comme  l'agirait (4) – tout autrement  Jean-Pascal Dubost à propos du texte poétique! 


« Les nœuds syntaxiques ont puissance d’accentuation, non pas du mot, mais de la phrase, ils ont fonction d’accent tonique de phrase, or la phrase du poème en bloc a force nécessité de tonique. »  


Extraits de "Rêverie au travail"


Divergence comme on eût dit ? Sérendipité comme on dirait aujourd'hui avec un sens en partie différent ?
En tous cas,   glissement  ou dérapage, si ce n'est  dérive - sérendipitaire - dont le ressac densifie un problème irréductible au seul langage, même mathématique ou cognitif... 


NB. Les responsables de l'Association Villes-Internet diffuseront au moment opportun les décisions qu'ils auront prises à l'issue de la réunion.


Ce qui parait important c'est ce qui semble être une montée de la demande d'apports théoriques et scientifiques, sinon artistiques, émanant d'angles d'approche divers,  et une montée de la volonté de l'association de prendre en compte cette demande. Une plus-value importante qui peut éviter erreurs et dépenses inutiles  sur le terrain et permettre formation, coopération (5)  et dynamisation des équipes qui  y travaillent... A suivre...

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1. Bref  utile,   si non indispensable.

2. cf pouvoirs de la musique, de la poésie, du théâtre, des arts visuels et bien sûr de ces arts numériques derniers-nés, encore très jeunes, mais qu’il serait particulièrement intéressant de faire parler... 

3..Question actuelle non abordée évidemment dans le cadre de cette réunion : qu’en est-il de ce retour exploratoire sur le travail des concrétistes brésiliens  qui surgit en même temps en divers domaines ? Un outil disponible pour dépasser le brouillage qu’introduit  le numérique  entre les identités de l’écriture, de l’image et du son ? Quelles évolutions de ces différences de nature quand tout n'est plus que 0 ou 1, le courant passe ou ne passe pas - suivi d'une simple affaire  de combinatoire et d’interfaçage ?  Ce «lisuel» des brésiliens ou d'un Joan Brossa, concept consacré par le lexique de la Biennale de Lyon 2011  et transformé par nous  en « solisuel » pour y  intégrer le sonore. La suite d’un travail engagé par l’équipe académique TICE avec A.Myx à l’IUFM et/ou l’IREM de Lyon, et par d’autres enseignants-chercheurs,  en fin du XXème siècle, sur les types de lecture et écriture et les compétences correspondantes à former... Un tableau lisible de gauche à droite et restant ouvert, inachevé, à droite... Une prospection à l’époque pour pouvoir penser les formations à concevoir... Et une plage à décaler où il pourrait se commencer à écrire ? 

4. ou "dirait" mais de manière tellement performative !

5. A l'heure où un écrivain nous dit "La ville c'est l'internet", où nous ajoutons avec conviction, "le rural c'est l'internet", où nos pré-recherches sur l'identité numérique semblent indiquer que chacun se crée son quartier personnel dans sa "ville" Internet, les réseaux que peut se construire chaque ville Internet dans son espace sur le site de Villes Internet,  ne pourraient-ils, sans devenir des groupes de travail fermés,  s'orienter vers des échanges mutuellement formateurs enrichis par les apports de divers colloques ?