Nébuleuse

Le site municipal de Saint-Apollinaire-de-Rias comprend, comme "domaine" le site de l'Association "Les Rias", laquelle gère la Bibliothèque Municipale et son "espace Public Numérique" (Point Accès Public Internet) -deux autres domaines - et assume, sous responsabilité municipale, la gestion globale du site (délégation par convention).

Divers sites/compagnons de route l'accompagnent : le Sivu des Inforoutes de l'Ardèche, nous hébergeant et portant, les blogs créés, les sites services utilisés, le wiki, et, encore à apprivoiser, le mégasite de Villes-Internet...

Tout cela constitue une nébuleuse difficile à cerner, mais dont la modélisation est d'autant plus indispensable que site d'une toute petite commune, nous n'avons pas la base solide d'assises structurées en services ni le cadre sécurisant d'objectifs quantifiés.

Entre étroitesse des bases et vertigineuse liberté intersidérale... Ou un blog entre béquille et fusée.

Et pour éclairage ou repères, le Galilée du "Et pourtant, elle tourne", Giordano Bruno et la preuve par Mendéléiev...

Pour la bonne compréhension de ce blog dont les messages s'enchainent à partir d'un tableau initial, nous conseillons de le lire en suivant l'ordre chronologique des messages à partir du sommaire.


jeudi 14 février 2013

De Ville-I en site, le retour

Après les questions concernant la notion de ruralité, diversement abordée, et la découverte d'un changement d'épithète qui fait réfléchir.- quand l'accumulation de changements quantitatifs - au demeurant bien connus    entraîne un changement  qualitatif - "péri-urbain " St Apo, et plus "rural"  ? Ce qui modifierait le sens de notre travail  ? (1.) Ce qui serait évidemment à étudier ; mais dans la volonté exprimée de préserver ou valoriser  les territoires "ruraux", une grande porte ouverte aux innovations, notamment en matière de réseaux, de la prise en compte aussi de délicats  problèmes de transport..

Bref après ce retour sur l'importance des mots et analyses, à toujours approfondir - un gros travail d'appropriation passant bien sûr par celle de nouveaux concepts (comme celui d'"urbanité numérique") appliqué aux territoires ruraux.  Des incursions dans les domaines de l'urbanisme, de l'architecture, de la sociologie... Et les urbanités antérieures, non numérique mais de poids, comme cet accueil après 68 d'artistes et d'intellectuels qui semble expliquer  ce relatif intérêt, qui semble de toujours ici, pour l'art contemporain... Toujours fertile de labourer un nouveau champ avec un concept détourné en toute connaissance de cause ; une démarche artistique féconde et  quelquefois applicable à  la création scientifique (2) 


Un envoi d'Ophelia Escriu, d'après Le Monde du 14 février
(de la série "Métropolisation et urbanités numériques")
Cliquer sur l'image pour l'agrandir et lire le texte, Ech pour retour a blog



- Sur la présence appréciée du Directeur, Daniel Suszwalak  et de la chargée de communication, Amandine Renault, du SIVU des Inforoutes de l'Ardèche

- Un long retour sur l'évaluation, entre réassurance en terrain connu et indication et dons d'outils indispensables à la conduite de tout projet... Des Biens communs utilitaires...

- débouchant sur un aspect du rôle essentiel et de service public  de l'Association Villes-Internet en  amont et sans doute aussi en aval de la remise des labels. Et d'évaluation en évaluation formative et formatrice  et régulation, ce qui suppose l'explicitation des objectifs ... Un taux de réussite d'autant que l'exigence de cette réussite est chaque jour plus cruciale...?  Certes on peut  respecter le choix de ceux qui décident consciemment de rester en dehors du mouvement, comme le souligne  Pierre Morelli dans son livre "Communication et développement territorial en zones fragiles au Maghreb" (L'Harmattan 2012 ) mais peut-on prendre la responsabilité en tant que collectivité d'entraîner vers les fossés des pans entiers de la population ?  Ce n'est absolument pas ce qui est dit ! Des contradictions à gérer sur le terrain...

- S'aborde encore,  aux marges de la réception municipale,  le sens de la mention "ruralité", qui semble s'opposer à certaines évidences, obstacle épistémologique  ou même changement de "paradigme".... Il semble parfois que "la" réponse diffère suivant la niche d'utilisation où on se situe... Le plaisir pour la réflexion d'avoir du grain à moudre en sachant qu'on finira bien par aboutir ? Cependant l'exemple de l'urbanisation chinoise laisse perplexe, comme celui, plus ancien, et assez souvent évoqué par certains milieux agricoles, des "réserves"... On entre dans le PNR des Monts d'Ardèche. Quelle ruralité ? Quelles articulations entre rural et urbain ? Quel maillage ascendant, descendant et transversal, attentif aux périphéries, souple et vivant  pour tirer le meilleur parti du rural et de l'urbain ? 

- Retour sur la conférence "Les territoires à l'ère du numérique", son intérêt et sa richesse,   et l'intérêt d'être confronté à des questions auxquelles on ne peut répondre, qui demandent exploration et découvertes, mais dont sait que si on ré-écoute la totalité de la conférence, en approfondissant liens, mots-clés ou autres dérives sur le net, il y a du grain à moudre pour pas mal de temps...  L'accès à de nouvelles connaissances.. .sinon à un changement de paradigme avec, de plus,  la question émergeant  dans un nouveau cadre de l'articulation du territoire et d'espaces réticulaires ayant droit au titre d'"entités géographiques"...

- En passant par quelques notes de lecture en vrac ou des Eléates au poète on retrouve le discontinu - discontinu fondateur du numérique, bien sûr... 

- Discontinu qui prend tout son sens dans l'exposition du centre Pompidou qui,  de sémiologie graphique   en sémiotique visuelle (3) et à partir d'une brève histoire des lignes pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses...

A partir de là, un changement du titre/image de la page d'accueil du site


(JPG)


plus proche de l'analyse des évolutions scandées par 3 labels successifs


(JPG)


Mention "ruralité" ?

En cours de compréhension...

Quelque chose lié à 

- notre travail pour l'apport au territoire de ces "urbanités" numériques qui peuvent empêcher ou limiter sa dislocation et la perte de son identité dans le maëlstrom de l'urbanisation planétaire ? 

- à la promotion d'une conception des intercommunalités - non pas comme structures figées, hiérarchisées et centralisatrices, où tout va du centre à la périphérie, de haut en bas, mais comme un maillage du territoire, des divers espaces, réticulaires compris,  souple et vivant, composite, riche de sa complexité, où se tissent l'ascendant et le descendant, mais aussi le latéral...  

Où les marges sont également pourvoyeuses d'enseignements ? 



D'où



Projet 2013-14 :
"Réel augmenté d’un parcours d’art. 
Noeuds, flux et liens d’une identité plurielle, vivante et innovante" 

( ? formulation toujours provisoire ; en cours de débat, discussion, d’élaboration... )
                                                                    




et débouchant sur une autre présentation de ces écrits,  post-Metz, qui les classe par rubriques ouvrant la voie de la démocratie participative au travers du travail qui nous attend de mise en forme/structuration/présentation d'un réel augmenté du Parcours d'art...




(JPG)





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Notes :

1.cf travaux de Guy Rosolato - "L'essai sur le symbolique" ?  )
2. Un peu comme quand Marie-Claude lors de l'exposition Patrick Maury avait construit le concept d'art..
C'est comme à Malavis (où est érigé le Carrefour des Résistances de Régine Raphoz...). On pourrait aussi  évoquer la théorie de "la dérive" telle que définie par Debord.
3. A noter que l'école en est souvent restée, ou y était encore il y a quelques années,  au "Panzani" de Barthes et encore..




mercredi 6 février 2013

Metz, une ville accueillante, pluvieuse et chaleureuse


Arrivée à l'hôtel après traversée de travaux près de la gare - travaux destinés à l'amélioration des transports nous a-t-on dit. Installation des bagages, déjeuner rapide et départ pour Saint-Pierre-aux-Nonnains, la plus ancienne église romane de France..

Des stands où s'exposent les travaux. Des gens qui expliquent leurs  tâches de médiateurs, différentes d'un lieu à l'autre. Ce qui frappe c'est l'investissement de chacun et la conviction partagée de l'importance des enjeux et de l'implication de tous, quel que soit le secteur de travail et ses modalités...

Comme quand  Geneviève, Amanda, Eliane,  Christophe,  Régine et les autres montrent leurs "livres" numériques et expliquent ce qu'ils ont fait... Par contre à Metz pas de Hip hop... Une spécificité dénumériquante  en arts vivants  label Stapo. - disons plateau, le Hip hop c'est au gymnase intercommunal.
Une urbanité non numérique, un transfert  déclenché par les créations musicales utilisant le numérique de Frédéric Acquaviva... Ces réseaux  - le graphe des déplacements quotidiens en voitures  familiales ou transports scolaires, vers l'école ou "les  activités" (pour le Hiphop, le foot...)


Sortie de l'église pour se rendre sous pluie battante au théâtre pour l'AG à laquelle ne participent bien sûr que les élus... Une AG sans problèmes où tout est voté à l'unanimité...

Un beau théâtre ancien, le plus ancien de France, où se déroule la remise des labels  après  discours initiaux et présentation d'une grande innovation, les "mentions" (pas comme au Bac malgré le nom, transversales à tout le champ du quantitatif  et vraiment qualitatives). Une innovation véritable fondant une modalité d'évaluation totalement inédite avec ce tissage du quantitatif avec un qualitatif  souple mais dense... Voir les mentions sur Cité en réseaux consultable et/ou téléchargeable  sur  le site de Villes-Internet.                                                                                                                                       

Cécile Duflot, ministre
"Le droit à la connexion est un droit social comme les autres;"

Label 2013

Jacqueline (PAPI/EPN NetPublic) et  Michel  Cimaz,
maire de Saint-Apollinaire-de-Rias 

Amandine Renault & Daniel Suszwalak,
 SIVU des Inforoutes de l'Ardèche


 Pourtant on n'était pas au top avec les travaux cette année et il  n' a pas été évident de comprendre le sens de cette mention de "ruralité" à conjuguer,  avec  ces  "urbanités numériques" [1] dont  la théorisation semble encore plus ou moins  émergente. Il a fallu du temps et des recherches et il en faudra encore, mais ça s'est clarifié.  Les choix restant, bien sûr, ouverts. 

"Une rupture épistémologique" nous disait jadis Suzanne Bachelard [2]   Il semble bien que cette mention "ruralité" soit une invitation à travailler sur le rôle des TIC en milieu rural/périurbain dans le contexte actuel de croissance de la population mondiale, d'urbanisation, de  mutation profonde des modes de vie,  information, transport, production... qui pousse à une métropolisation quand les TIC permettent la réduction des distances au sein d'une relative proximité ; un processus planétaire qui concerne tous les types de territoires,  leurs habitants et ceux qui y travaillent. Où la métropole aurait  le rôle structurant qu'avait l'usine à la fin du XIXème siècle ? Les technologies de l'information et de la communication se développent dans ce cadre car elles sont en phase avec les modes de vie, facilitent échanges & relations   qu'elles bouleversent, y compris  dans modalités de travail et de production , avec donc les évolutions et mutations des sphères  publique et privée (la mobilité, évidente dans le travail, mais aussi les "agilités", du même ordre quand on jongle avec lieux et temps-  cf  le rôle que joue le téléphone portable dans la vie quotidienne, les SMS et autres MMS  et l'agilité virtuose des doigts ados les écrivant, la précision dans la mobilité digitale...)  Il fallait aller à Metz pour comprendre les essais de recomposition et re-recomposition  locaux,  pas toujours évidents ni fondés sur une analyse assez approfondie et négociée avec les populations. Comprendre qu'il fallait dissocier dimension et tendances planétaires  et  anecdotique sinon  dérisoire...La grande question étant toujours celle du poids des citoyens concernés  dans les divers choix...

Amandine Renault, Jacqueline Cimaz, Miche Cimaz, Daniel Suszwalak,
Directeur du SIVU des Inforoutes de l'Ardèche

L'intervention d'Emmanuel Eveno, Président de Villes Internet,
accueilli par Dominique Gros, maire de Metz.

Et pour revenir au rural ? Il n'éviterait la dislocation que s'il parvient à s'accaparer de ces urbanités numériques que sont, notamment les réseaux et les services numériques. Et sans doute d'autres services comme ces services culturels dévolus à  l'acculturation, au développement de la créativité culturelle et sociale, individuelle et collective ?

S'il reste vivable, avec les services utiles et nécessaires, si le maillage du territoire permet en tous lieux de tisser ascendant et descendant ? 

Le télétravail, ici,  est géré individuellement. Il est en outre bien utilisé par l'une au moins des deux entreprises établies sur le territoire communal. Pas très loin, sur ceux  d'autres communes, trois   scops proposent des services  payants d'aide à la gestion d'entreprise  avec aide à la formation 

La gestion des gites s'effectue par l'entremise d'une associaton privée ou par celle de l'O.T.

"chez nous", 
sur "notre" territoire, 
                              finalement  très résidentiel, 
                              avec la concentration des activités agricoles, 
                              et le peu d'activités alternatives,
                              cette nouvelle salle super-connectée 
                              qui,  greffant les espaces des réseaux à celui  du lieu,
                              peut y  immerger plus de cent personnes à la fois
                              faisant émerger,  au côté de la bibliothèque et de l'EPN, 
                              un autre tiers lieu indispensable 

                              (Ce que prépare le groupe théâtre avec la restitution prévue fin mai :
                             mais dans quels contenus va-t-on immerger ?
                             Choisis ou produits par nous et comment 
                             avec combien de vidéo-projecteurs et d'écrans ?
                             On a déjà pensé pour le contenu à des travaux d'artistes
                             fouaillant et utilisant le numérique...
                             On aura alors notre artiste en résidence...
                             Il y a aussi les productions numériques locales, modestes mais 
                             denses et fortement  investies, 
                             Si non charnières, vecteurs dans les deux sens ?
                             Musique aussi ? 

                             Bref l'entrée de plein pied dans un  réel augmenté 
                             d'un territoire déjà chargé d'imaginaire, 
                             de sa cartographie à son roman en passant par son herbier
                             et autre patrimonialisé...
                             Où arts vivants et numériques sont inextricables.
        
                              On peut enregistrer, projeter et refaire vivre 
                              et modifier et  réenregistrer...   C'est quoi ? 
                             Un processus gratuit de création culturelle sociale et  personnelle ?
                              Qui a quelle fonction ?
                             Formatrice, sans doute...  Et encore ?
                             Quelque chose qui entraîne  i.r.r.é.p.r.e.s.s.i.b.l.e.m.e.n.t 
                             Vers un futur d'Ecritures Numériques. et  d'Internet des Objets
                             Où l'apprentisseur  remplaçant
                             L'alphabétiseur hussard de la 3ème république 
                             serait artiste du numérique apprenant 
                             à jouer du jeu mis dans les rouages  et de l'image -
                             la grande ratée du XXème siècle,
                             de graphes (3) et autres cartographies identitaires ?

                       Il y aura aussi les autres greffes en EPN, où la dimension formation est plus importante, ou du moins plus traditionnelle et rassurante, avec, y compris, semble-t-il, des moyens de bénéficier par le Net de formations universitaires à distance. A voir...

                                                  On ne va tout de même pas devoir relire  Illich ? 


                                                                 * * *


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1. Ces innombrables services numériques qui se sont développés en ville et qu'on utilise lors d'examens médicaux, de retraits bancaires, d'utilisation d'un parking souterrain, de visites de musées...

2. La rupture épistémologique (un concept forgé par son père,  Gaston Bachelard), qui désigne, dans  la construction des connaissances, des passages forts où il faut remettre en cause un ensemble de connaissances  antérieures (comme ici une vision  agricole de la ruralité  correspondant à une réalité d'il y a 12-15 ans même si on avait conscience de la somme des changements intervenus)  pour le remplacer par un nouveau réseau de connaissances, réactualisé et précisé, et conçu dans sa globalité. . On parle aussi, dans un  contexte un peu différent de changement de "paradigme".  Ce qui pourrait bien s'appliquer à une primauté accordée à l'urbanisation  plutôt qu'à un déterminisme technique.
En bref, ça veut dire que Saint-Apollinaire-de-Rias n'est plus une commune "rurale" mais "péri-urbaine" . Et que cette prise de conscience  va nous amener à re-penser un peu différemment  ce qui se passe avec les TIC, notamment en ce qui concerne l'identité - et donc à faire encore mieux ce qu'on faisait avant. Nous connaissions ces changements mais il manquait le concept mettant en évidence dans sa globalité le changement qualitatif qui s'était opéré (une synthèse et non une somme) 
Plus simplement encore, ça veut dire qu'on apprend à Villes-Internet et que la 1ère raison de s'inscrire au label c'est pour y apprendre à toujours mieux  orienter son travail au service des gens et avec eux. Un des premiers domaines à creuser, d'ailleurs, maintenant qu'on dispose de locaux plus propices à ce travail,  pourrait d'ailleurs être celui de formations à distance.  (A rechercher sur Net-Public et l'Université de Saint-Etienne ou Clermont qui nous avait contactés à ce sujet. Une offre intéressante pour la population de ce plateau à un moment où s'y étendent chômage et précarité... Sans entretenir d'illusions.  Amandine nous faisait part du temps moyen  que mettent les jeunes bénéficiant d'une formation Bac+5 pour trouver un emploi, impressionnant...) 

3. Où  Pénone a montré que chaque essence d'arbre imprégnait son identité au son et à sa transmission, où Gréaud a prouvé, qu'on pouvait à distance, filmer nos rapports les plus intimes et les projeter n'importe où, comme on peut tuer à distance, à l'intérieur d'un bâtiment,  sans endommager celui-ci, où les Pouperon, Salmona, Bonnefoi ont interrogé,  "augmenté"ou détourné les cartographies...)... On peut aussi se demander si avec "Ardèche" Camboulive n'avait pas déjà défriché cette identité périurbaine que nous n'avions pas encore perçue dans sa globalité...










mardi 5 février 2013

Visite du Centre Pompidou de Metz et traversée de la ville


Le temps attendu de cette visite qui pour  nous est liée à la thématique de la journée "Les territoires à l'ère numérique".

Un retour au texte de Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, que nous mettrions en exergue :

"   Les usages que rend possibles le très haut débit sont de nature à bouleverser l'aménagement du territoire, en le rendant à la fois plus inclusif et plus écologique.
    Les infrastructures numériques  mettent en effet en réseau les territoires et n'organisent donc plus des relations entre un centre et une périphérie. Ces infrastructures sont une chance pour tous les territoires, en particulier pour les territoires enclavés urbains ou ruraux.
    De très nombreux usages , comme le télétravail, l'université numérique, les réseaux intelligents de consommation d'eau et d'énergie, les nouvelles mobilités, mais également de nouvelles formes de citoyenneté augurent d'un développement plus durable et  plus équilibré des territoires. Il importe alors de considérer le droit à la connexion comme un droit social parmi d'autres, qui rend les autres possibles,  le droit à l'éducation, à la culture, le droit à des services chaque jour plus variés."

Un texte qui nous convient totalement, avec, notamment, surligné par nous :

- cette conception des réseaux  excluant des relations hiérarchisées entre un centre et une périphérie, au profit donc d'un maillage de relations fonctionnelles diverses, plus ou moins spécialisées et éventuellement ouvertes sur d'autres réseaux...(1)
- une chance pour les territoires enclavés comme celui de notre commune qui de plus a une forme insulaire, assez proche de celle  de l'île de Ré... enclavée,  mais avec des liens séculaires vers d'autres territoires, notamment par des affinités culturelles susceptibles de transformer  ces liens en fleuves, notamment aux temps de l'histoire où l'accueil est indispensable à la survie de groupes humains conséquents  ( républicains espagnols arrachés aux camps de Rivesaltes et autres, familles d'origine  juive protégées des camps d'extermination...)
- des usages pourvoyeurs de connaissances, d'optimisation de processus et procédures, de nouvelles mobilités, agilités et formes de citoyenneté, sous réserve du droit à la connexion,  passage obligé vers l'éducation, la culture, et des services toujours plus divers d'accès aux connaissances...


La grande question de l'art contemporain...


      auquel il faudra bien un jour donner la place qui lui convient dans l'élaboration des connaissances -                   
                                               heuristique et sérendipité et mobilités et agilités de pensée (2)  -                                 
                               ce qu'a posteriori et à tort on a qualifié souvent de "côté prémonitoire" de l'art,
                                                                                              comme pour l'expressionisme allemand.
                        Parce que le travail artistique introduit des connexions dans l'hétérogène, le composite,
                                                       -  ce qu'accentue (et banalise) le numérique -   bien avant que                                                                                                                               
                                    ces ponts ne soient verbalisés et/ou constitués en objets d'études scientifiques...



Comme les traductions ont une histoire - 
 cf  celles de  "Los dos abuelos" poème  de  Nicolás  Guillén,
 souvent utilisées en collège -  les expositions aussi  en ont une...



Notre époque réinterroge le clivage Surréalisme/Dadaistes, la rupture Eluard/Breton,  réinterroge Debord aussi, et les situationnistes (cf   la refondation récurrente, savante  et fidèle que fait  Frédéric Acquaviva
des recherches des Lettristes et poètes sonores.) 

Notre époque se  réfère à Pérec présent par une oeuvre citée  l'an passé au Colloque CNRS,  auquel Villes Internet avait ouvert une porte...   


L'exposition "Une brève histoire des lignes", s'appuyant ouvertement sur les travaux d'un professeur d'anthropologie d'Aberdeen, et reprenant, ce qui est rare, le titre même de son livre, offre une nouvelle entrée, distanciée et médiatisée par le choix de l'emprunt d'un titre lourd de sa construction dans un contexte précis,  et pourtant légère et apparemment élargie par le tressage de plusieurs problématiques.

Des indices de rappel avec Michaux...
L'audace d'une extension/annexion de courbes et graphes mathématiques qui n'en avaient l'intention, au champ de l'art.
De sémiologie graphique  en sémiotique visuelle  ça caracole, et vous détourne et retourne gentiment - avec des chiffres... sans employer le mot "numérique",


Montage réalisé à partir d'une photo de l'oeuvre et du texte explicatif qui l'accompagne
(citation donc du Centre Pompidou)




 sans employer le mot "numérique",


Sans référence aucune  à  " l'Eloge des mathématiques" d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont,  mathémaricien prometteur, cet Alexis léger, l'auteur des "Chants de Maldoror". (Encore un qui savait utiliser les pseudos avant que naisse le Net!  )

Pourtant Man Ray, Bachelard, plus tard Breton, célébreront  le dépassement par la géomètrie de l'opposition euclidien/non euclidien...

Aucune référence cependant, semble-t-il, au  lien  constaté  entre poésie et mathématiques...

Ni à Perec, Queneau ou Ecco...

Mais Duchamp, le discontinu introduit

ET

Kandinky et   De Certeau
Du spirituel dans l'Art ?
D'une conception de l'"inspiration poétique" à faire bondir Jean-Pascal Dubost ? 


Une exposition qui évite  les excès cartographiques.  Et Pouperon et Bonnefoi  pour les nîmois ou alésiens ?
Une affirmation discrète pourtant - dans tous les sens du terme -  de l'entrée assumée et experte dans l'ère numérique
et sans aucune concession facile au facile  du dit "NetArt ".

Bref une exposition qui n'apporte pas de réponses sinon par ces non-dits,
mais pose beaucoup de questions dont le visiteur ne  fait   Ecco,
discret comme Eléate,
qu'à celles qui vont dans le sens des siennes, que ce soit
pour le conforter ou le bousculer.

Tout près de ces Echos d'échos de Buren ouvrant ou fermant une immuable inamovible porte
et mesurant un réticulaire
normé,
normé ?
(comme contrainte formelle d'OU-X-PO génératrice de créations ?


C'est pour tout ça qu'il parait vraiment important qu'il y ait un texte des commissaires d'exposition,
avec reproductions...
et possibilité de revoir cette exposition (D'ailleurs l'incontournable : quel document pédagogique pour les enseignants afin de préparer puis d'exploiter les visites des classes de la maternelle aux  terminales ?)

A noter la sortie d'un très intéressant article d'Emmanuelle Lequeux  "A Metz, la ligne s'évade de la page   Expositions, performances... Le Frac Lorraine et le Centre Pompidou-Metz interrogent la linéarité "  dans le Monde du 15 février... (3)(4)


Cette exposition dont on sent - sans pouvoir encore les mettre en mots -
qu'elle pose des questions essentielles
et en rapport étroit avec les interrogations  sur les Territoires à l'ère numérique..



cf ce qui concernait cette exposition, entre autres "Notes de lecture" sur le blog  "Ecritures Numériques"




Et la participation passée à une  exposition collective à voir.
Et wind drift.....




D'autres très belles et intéressantes expositions

Frac forever : une visite-performance d'oeuvres dans l'obscurité avec une lampe de poche chargeable en tournante une petite manivelle/ Une découverte lente des oeuvres, comme on devait faire autrefois ? Des groupements thématiques aux noms évocateurs.





Sol Lewitt et sa collection - magnifique et une démarche intéressante qui fait vivre l'ensemble.







    


Buren - Echo d'échos...et son  augmentation de l'espace imparti par ce miroir portant l'écho réticulaire. Un art qui questionne toujours l'actualité...


Echo d'échos


Et enfin Parade, un grand moment d'histoire de l'art. Picasso, Satie, Cocteau, Vassiliev...et un premier contact difficile, à l'époque,  avec un certain public...

    

Le Centre Pompidou de Metz ?



Une belle architecture en phase avec l'environnement

Deux architectes : Shigeru Ban et Jean de Gastines












 Un retour au Centre Ville avec la navette du Centre Pompidou, un beau service public...




video



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Notes.
1. Une conception déjà développée en fin dl'article sur l'inauguration de la salle Louis Nodon  il y a quelques mois (novembre 2012).  "Cette salle constitue aussi...elle ouvre la voie d’une articulation évolutive entre culture descendante- à la Malraux ... et culture ascendante - type écomusée, valorisant les savoir-faire locaux.
Une articulation sur laquelle nous travaillons sur ce territoire depuis 2003 et à laquelle le numérique a ouvert des champs nouveaux avec
-  les notions de «  réseaux »,
-  de maillage du territoire, d’articulation local/réseaux,
-  de "patrimonialisation"....
-  la création par la population et le plus ...souvent sous forme de modestes publications numériques, du « Réel augmenté du trajet du Parcours d’Art »
Un "réel augmenté" par ces brochures comme petits noeuds d’un réseau local, puis constitué en espace-charnière à n dimensions, fonctionnant à double ou multiples sens entre réseaux sociaux divers et local (cf site)...
La grande question va donc être celle de la place et du fonctionnement de ce nœud important que peut constituer la salle Louis Nodon dans ces réseaux complexes et denses aux multiples noeuds, régions et niveaux....
... Des bouleversements dans les relations local/planète et une réalité du virtuel qui nécessitent réflexion, prospective, échanges et formations....
...L’urgente nécessité d’irriguer le numérique par l’artistique... D’ailleurs Villes-Internet....


2. quand on a toujours su que c'était les transgressions à l'ordre fordien introduites par les ouvriers dans le travail à la chaîne qui permettaient à celui-ci de fonctionner... (cf sinon des références d'époque en livres et revues détruits par incendie - ou Michel Verrier ? celui qui introduisit la notion -essentielle-  de "tiers médiateur" (champ de la psychanalyse)  dans la construction de la connaissance ? Le trou d'avant l'arrivée d'Internet !
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1999_num_127_1_1090.   ) cf du moins les travaux du groupe Chronos qui, lui,  était présent à Metz. La problématique, toujours à creuser de la place de l'art dans la construction de la pensée et de la personnalité, à partir des "médiations symboliques " de Vygotsky- Une époque où l'approche psychanalytique était encore largement censurée, avant notamment les travaux de Diatkine et Misès... Où l'absurde opposition art "bourgeois/art "prolétarien" avait encore des tenants...

3. On attend avec impatience Art Press de mars ? Ou d'avril 

4. Choix d'un code pour les modifications introduites dans un texte déjà publié quand elles dépassent la correction d'erreurs de frappe blanc sur fond rouge 





dimanche 3 février 2013

Territoires à l'ère numérique (Villes-Internet)


                                                                   "A l’espace à métrique topologique des territoires          
                                   semblerait s’opposer  l’efficacité grandissante des espaces réticulaires ;                                                                                                      
                                                                                 aux catégories d’espace de la contiguïté,
                                                                                                            ceux de la connexité...
          
                                                                                            Préambule à la conférence-débat
                                                                                           "Les territoires à l'ère numérique")


Quand on ne connait pas suffisamment  un sujet, vous viennent  de ces questions saugrenues comme 
"Quelle géomètrie  des espaces réticulaires (courbe, plane, à combien de dimensions ? )  
A la Escher ces réseaux, ou à la Gödel  ?  Logique floue ? Et autres réminiscences lointaines
de  Prolog  et des clauses...Et des délices de l'axiomatique...








              Relations entre espaces réticulaires, mobiles & augmentés et territoire(s) de vie ?


Ici, en Ardèche moyenne déjà des territoires complexes, parfois en archipels. Réels ou imaginaires aussi. Mais un imaginaire qui a son poids et sa réalité. Comme "virtuel" non numérique.
- maison dans la vallée, où on travaille - ou à Paris, ou ailleurs. Les Marseillais...
- maison de famille conservée ici,  liée à des attaches familiales souvent fortement marquées de liens philosophiques & religieux, des valeurs sinon du roman local de ce plateau et des Boutières, avec ses habitudes de voyage de noce à Aigues Mortes- Tour de Constance où  Marie Durand,  refusant d'abjurer, resta 30 ans, près du lieu où les hommes étaient embarqués sur les galères... Camisard/maquisard encore souvent  employés l'un pour l'autre ici...
- Il y a aussi ceux qui se sont construit de toute pièce une mémoire en  forme de  résidence secondaire (cf L'Harmattan...)
- Il y a encore ces enfants de l'assistance attachés à ce plateau où ils se sont fait une identité des valeurs affirmées...
- Il y a, plus récemment,  ceux qui sont venus habiter ici par choix écologique. Ces  maisons de bois dont l'architecture rappelle parfois les plus belles années du Bahauss...
- A noter également ces français de l'étranger qui ont acheté dans la commune  parce que ce qu'ils en avaient vu sur le site leur avait donné envie de vivre ici.  Du réticulaire donc au territorial.  (Du moins de contenus injectés ici dans le réticulaire - au territorial, reçu au Vietnam comme réticulaire et avec retour bien réel sur le territoire ...)

Du complexe... Du bruit ?  relire Morin et Lemoigne ou retrouver les livres, annotations persos perdues... Ces systèmes tapissés de processus temporels...

Les réseaux ? amico-familiaux, d'affinités culturelles,  professionnelles. Facebook ça usine - peut-être un peu moins ou plus prudent. Il y a aussi ces ados qui se renferment dans leur chambre - "la bande à la campagne" dira la CAF.  Pour ados  ruraux ou plutôt péri-urbains sans moyens de transport...  Mes sites, musées, librairies préférées...

Une belle intrication entre un territorial dejà complexifié par l'histoire, les guerres, les vagues d'émigration chantées par Ferrat et ces réseaux acceptés d'emblée comme Le Progrès - électricité, téléphone puis l'eau. Et là, l'Internet.

Réseaux ? Comment qualifier ce lien binaire qui s'est établi entre l'atelier théâtre des Rias et l'atelier  Hip-hop vernousain, mutuellement avantageux car il amène des adhérentes fortement motivées de chaque côté (encore deux nouvelles !) ?  Un hip hop bien sûr d'origine urbaine... Mais l'investigation théâtrale du numérique n'est-elle aussi pratique urbaine ? Les théâtres comme les universités sont en ville ou sont ville.

De l'induit par le réticulaire  numérique ? Sans doute...

Mais des réseaux il y en avait déjà ici -religieux, de voisinage (ces longs déplacements des veillées d'automne et d'hiver, ces entr'aides liés aux besoins agricoles...) beaucoup de ces réseaux anciens se sont créés des réseaux numériques, comme "Patrimoine Huguenot d'Ardèche"...

C'est la nature des réseaux qui est différente, et s'est encore différenciée avec l'amélioration de la vitesse de transmission... L'arrivée très récente des cartes bancaires sur ce plateau et puis, les résultats d'analyses médicales, et ces petits  gestes de la vie courante  avec le téléphone portable ( Allo ? Tu es où ? Tu peux prendre le pain ?

"Dis j't'appelle,Y a l'patois demain. C'est qui qui vient nous chercher ?"... Des usages qui concernent aussi les couches sociales les plus précaires.

La banalisation du téléphone portable, celle de l'appareil photo numérique puis de l'ordinateur portable vécu comme moyen d'accès des enfants à la réussite scolaire et sociale, puis le lecteur MP3.... Au préalable,  bien sûr,  la kinect... Un autre jeu nouveau où la préparation de l'avatar est importante vient de nous sussurer Mendy... A voir, voir l'intérêt exploratoire, cognitif et pédagogique,  puis le budget...

Opposition de ces types de réseaux ou complémentarité ou intrication sauvage ? Ici nous dirions plutôt "intrication"  dûe au scolaire (hors village) et à la bibliothèque ouverte en 2004 et équipée en 2005 - accès totalement gratuit aux appareils et formation et prêt. Des usages collectifs ou personnels ou interpersonnels qui ont frayé des intrications non sauvages.  Bénévolat et gratuité, dans le cadre d'une délégation municipale de Services Publics à l'Association Les Rias.

... Pour situer. Et bien sûr du rural qui ne l'est plus - péri-urbainS - surtout si on y compte les scolaires : école à Vernoux, et collège, Lycée au Cheylard, Université à Valence, Grenoble ou Montpellier... Travail à Vernoux, Lamastre, Le Cheylard, Les Granges, Valence, Privas, Montélimar.... Paris, avec le TGV, les réunions professionnelles - ou associatives dans la journée ça se fait bien...

En revenir au proposé :


Quand les bandes de Buren  semblent mesurer  le réticulaire...


Conférences liminaires : les territoires contre les réseaux ? La conférence en vidéo.



"Contre" ?  Peut-on envisager un jour une planète où les espaces réticulaires auraient la primauté et non plus les territoires, avant même que soit urbanisée la totalité de la planète ? 

1. Urbanité(s), numérique et  territoires
Emmanuel Eveno,  professeur  de  géographie, directeur de recherche  au   LISST-CIEU,
université de Toulouse, président de «Villes-Internet».
La théorie des «urbanités numériques » repose sur une analyse de l’évolution des modes de vie dans  les sociétés contemporaines et leurs capacités  à  engendrer  ou promouvoir   la production d’espaces géographiques d’un genre nouveau (espaces  mobiles, réticulaires).

Passionnant ; où les espaces réticulaires seraient espaces géographiques, ce qui finit par poser la question d'une cartographie  globale, de la représentation graphique  de ces espaces héréogènes ?   Une question qu'ouvre l'exposition du centre Pompidou "Une brève histoire des lignes "?  Conférence et expo pour aller plus loin - et on sent que c'est nécessaire, et que cela peut éclaircir un tas de points qui restent obscurs pour la population,  en matière, notamment, par delà les recompositions territoriales, de compréhension des processus de métropolisation... 

- il faudrait une bibliographie - pas évidente à trouver sur le Net... Ou il fallait au moins 3h sur ce seul point sur lequel, semble-t-il, les collectivités locales sont demandeuses d'informations... Par delà les spécificités  géographiques, y voir plus clair dans les évolutions planétaires en cours, ne serait-ce que pour mieux orienter le choix des services numériques à offrir à la population ? 

Ce qui interroge en effet, c'est le mot "théorie" qui renvoie à du construit, du systémique, du structuré,  à des auteurs, des chercheurs.  A ce jour nous avons commandé divers livres - Castells, Ascher, Boullier -  cherché sur moult sites mais n'avons rien trouvé d'explicite  sur "la théorie des urbanités numériques" en tant que telle. Heureusement, l'intervention d'E.Eveno est maintenant en ligne, très riche et utile à la réflexion des collectivités,  ainsi que la discussion qui suit. De très bons enregistrements. Reste qu'on est dans l'émergent et que c'est une immense richesse de ces journées...

Nous étions même allés à Barcelone chercher cette théorie (par le web bien sûr, pas par la route... Pourtant le Canigou, s'il n'est dans les nuages... )  Rien. Mais des travaux intéressants  sur les blogs [1] ou encore, [2]  sur le rural  qui montrent qu'à quelques mois près les mêmes questions affleurent partout et que chacun, sur le terrain,  " bidouille" avec ce dont il dispose ?

Par ailleurs,  quelques recherches à partir des indications bibliographiques, comme sur Fraçois Ascher. Une conférence intéressante... 







2. Identité(s), numérique et  territoires

Pierre Morelli, maître de conférences en  sciences de l’information et de  la communication, université de  Lorraine, Crem.
Communication institutionnelle, diffusion de l’image du territoire  et construction  de  l’identité des  territoires.  Appartenance  territoriale et identité individuelle,  et, en retour, construction d’une identité supra-individuelle  qui façonne l’image de chaque territoire.
Des outils pour notre travail et un livre récent sur lequel nous reviendrons, peu à peu sur le blog "Ecritures Numériques "qui introduit une distanciation importante (au sens de Brecht) et offre des outils méthodologiques à utiliser  (dont nous ferons venir un exemplaire pour le rayon EPN de la Bibliothèque et dont nous suggérerons l''achat à la BDP.)


3. Mobilité(s), numérique et territoires.
Bruno Marzloff,  sociologue, fondateur du groupe Chronos.
               
Le monde contemporain  semble avoir basculé d’un ensemble de normes  fordistes à  des normes flexibles. Celles-ci  induisent, de  la part des  individus, des stratégies d’adaptation qui sont présentées ici au travers du concept des «agilités» spatiales, temporelles,  sociales,  du territoire, de la ville…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
Là on a trouvé des renseignements sur le web, les outils qui nous ont permis de savoir que Saint-Apollinaire-de-Rias n'est plus "rural" depuis pas mal de temps, mais "péri-urbain" (sans le moindre doute possbible ; il a bien plus de 40% de la population active qui n'y travaille pas...)  Une newsletter à laquelle nous nous sommes inscrits. [3]






Table ronde ; la "vie numérique" des territoires avec Michel Agnola,  maître de conférence associé, université de Lorraine,  les ressources du "réel augmenté". Très riche,  mais des interrogations à la périphérie quant à la nature et l'élaboration de ces contenus additionnels ....Un lourd débat en Drôme-Ardèche...


Gérard Dantec, Président de l'Internet Sociéty - France,  la non neutralité des noms de domaine... Anne-Marie Laulan, sociologue,  conseillère de la direction de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, la densité de citations-références...  Modération : Emmanuel Eveno, Villes Internet. A écouter avec beaucoup d'attention. Le retour d'une écoute attentive de tous et l'ouverture en éveil sur le prospectif...

Synthèse de la matinée doublée d'un exercice d'anticipation, Pierre Zémor, conseiller d'Etat, président-fondateur et président d'honneur de la "Communication publique"

D'une grande richesse. Un temps dense et condensé.  De très bons enregistrements. pour une  restitution orale en ligne accessible sur le site de Villes Internet  - que nous utiliserons pour la restitution locale.



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1.    Els marcadors de localitat.  
"En la nostra anàlisi del que podem observar des de fora, no hem d’ignorar els marcadors de localitat, és a dir,  aquells aspectes que circumscriuen els autors –i l’audiència que ells imaginen- a  un territori determinat del món  offline. No endebades ens hem centrat en la comunitat catalana de blocs, el conjunt d’aquells que s’expressen en llengua catalana i que posseeixen com a directoris comuns Bitàcoles o Catapings, on poden fer un ping quan s’actualitzen...  etc..".

2. "El món rural i més en països occidentals a penes ha desvetllat interès en la literatura científica sobre les TIC, constituint aquesta invisibilitat una subtil manera d'exclusió. Per tal d'evitar-la, esdevé un pas previ necessari anar coneixent quins usos se'n fan de les TIC en entorns rurals, disposant d'elements d'anàlisi fiables, que ajudin a endegar una línia de recerca tan teòrica com metodològica que serveixi per a tasques d'alfabetització digital i desenvolupament rural. A Abla, municipi de la província d'Almeria, s'ha endegat una iniciativa d'apropiació de les TIC i desenvolupament, que compta amb agents locals i mobilització ciutadana, tan de les persones habitualment residents al poble com d'altres que, per les migracions prèvies no hi són, constituint un moviment participatiu de base que ells denominen Abla 2.0. S'estan produint accions d'alfabetització i apropiació de tecnologia vinculades a projectes d'empoderament, edició de blocs i xarxes socials per mantenir vincles i desenvolupar el municipi en un nou model d'innovació social que ha estat reconegut en diversos espais i, a més, ha aconseguit recolzament d'administracions públiques. Es pretén saber quina incidència estan tenint les TIC en aquests processos, els usos i significats atorgats a les TIC, els continguts que es creen i les causes que ho afavoreixen, així com les relacions entre el poble real i la comunitat àmplia (i virtual) que configura Abla 2.0"

3. à suivre car depuis un certain temps nous ne recevons plus celles de Frédéric Kaplan, ni d'Hubert Guilhaud ; vraisemblablement un problème d'antispam...  (ou de mauvaise gestion de notre part des flux RSS ? )